Photovoltaïque : un gâchis écologique

Par Michel Gay

Le versement massif de subventions publiques pour la promotion des panneaux photovoltaïques[1] en France est une aberration environnementale, économique et sociale qui a pu se développer sur l'ignorance des uns et l'intérêt personnel des autres. Ce scandale éclaboussera tôt ou tard la classe politique quand l'opinion public s'apercevra enfin du gâchis écologique et de la gabegie des ressources naturels et financières organisée par des commerciaux et des idéologues jusqu'au sein de l'appareil d'état.

Le développement des panneaux photovoltaïques (PV) est contraire au développement durable.

Il hypothèque notre avenir et celui de nos enfants car non seulement il est inutile, mais il est nuisible à la planète.

  1. Les PV sont écologiques :

La fabrication des PV ne nécessite pas que du silicium (silice et carbone) issu du sable. Il y a aussi du phosphore, du bore, de l'EVA (éthylène-acétate de vinyle) du verre et de l'aluminium. Dans moins de 20 ans, comment recyclera-t-on ces millions de PV, d'onduleurs et de batteries associés à leur fonctionnement ? Et qui paiera ?

La quantité de CO2 produite pour la fabrication, le transport, la commercialisation et la pose des PV, surtout produits en Chine ou en Allemagne avec de l'électricité issue majoritairement du charbon émettant 900 grammes de CO2 par kWh (g/kWh), ne "rembourse" quasiment jamais le CO2 économisé par sa production d'électricité.

De plus, par ciel clair, la montée en puissance de la production des PV est rapide le matin, puis c'est l'inverse le soir pour aboutir à zéro. Les centrales à combustibles, notamment celles au gaz, interviennent alors pour adapter la production à la demande qui, elle, atteint son maximum vers 19h00. Elles sont le complément indispensable à la stabilité du réseau. Et c'est bien le cas en Allemagne ou plus de la moitié de leur production électrique provient toujours du charbon et du gaz pour lisser l'intermittence de la production des énergies renouvelables, et notamment des PV.

Les PV augmentent donc le besoin en combustible fossile pour les pays qui possèdent peu de centrales à gaz ou à charbon. C'est le cas de la France où 90% de la production électrique n'émet pas de gaz à effet de serre, notamment grâce au nucléaire (75%) et aux barrages (12%). La moyenne d'émission de CO2 en France est une des plus faibles d'Europe (75 g/kWh) grâce au nucléaire (6 g/kWh[2]) et aux barrages (2 g/kWh).

Certains pourraient imaginer que l’été, période de climatisation en journée, la production des PV économise des combustibles fossiles. Et bien pas du tout ! L'été étant une période de faible consommation d'électricité en France, les centrales nucléaires et les barrages produisent davantage que la consommation française. Le surplus est vendu à nos voisins au prix du marché à environ 5 centimes par kilowattheure (c€/kWh) alors qu'EDF achète la production des PV de 20 à 60 c€/kWh !

  1. Le soleil est gratuit : Faux.

L'énergie solaire primaire est gratuite tout comme le vent, le gaz, l'uranium ou le pétrole qu'il suffit de ramasser. C'est ensuite que ça se complique car la transformation en électricité coûte cher. Malgré les étapes de transport, de raffinage, de distribution, etc.., l'électricité produite par le gaz, le nucléaire ou le pétrole coûte 4 à 9 c€/kWh, soit environ cinq fois moins chère que celle issue des PV. Et les contrats signés jusqu'à aujourd'hui engagent l'Etat, donc tous les contribuables, pour 20 ans.

  1. Les PV fournissent une énergie locale : Faux.

Le développement massif des PV nécessite de renforcer les réseaux d'électricité (comme en Allemagne) qui n'ont pas été prévus à l'origine pour recevoir cet afflux ponctuel d'électricité. Des milliards d'euros sont en jeu.

Aujourd'hui, il n'existe quasiment aucun "auto consommateurs autonome", ni en Allemagne, ni en France car le coût est (et restera) trop élevé…

De plus, "lisser" cette production pour la rendre plus conforme à la demande de puissance nécessite d'énormes et coûteux moyens de stockage polluants dont on ne voit pas le début d'une solution propre et viable (hors les barrages avec aussi leurs inconvénients).

  1. Les PV constituent une chance pour les pays pauvres : Faux.

Les pays pauvres n'ont pas les moyens de s'offrir l'électricité la plus chère à produire malgré la "gratuité" de la source, ni les coûts du stockage pour la nuit. Généralement, des pays riches (la France par exemple), ou des associations généreuses payent pour eux le matériel et l'installation.

Un groupe électrogène rustique (essence ou diesel) transportable qui fonctionne aussi la nuit et par mauvais temps (nuages) serait beaucoup plus efficace et moins cher.

Les panneaux photovoltaïques sont nuisibles.

Des gouvernements se sont laissés influencer par des lobbies aux motivations mercantiles, ou idéologiques, pour favoriser le développement de cette filière ruineuse du PV qui mène à une impasse environnementale, technique et financière.

Développer à grande échelle le PV est nuisible à l'humanité. Par kWh d'électricité, la fabrication des PV fait appel à beaucoup trop de matières premières concentrées en Asie. Les milliards d'euros dilapidés chaque année dans cette production ruineuse seraient certainement plus utiles ailleurs.

Il est grand temps d'arrêter ce gaspillage honteux d'argent public en arrêtant immédiatement le développement des panneaux photovoltaïques contraire au développement durable.

 

[1] L'électricité produite par les centrales thermiques à concentration solaire (qui est aussi une ruine pour les pays qui la subventionnent) et le solaire thermique individuel (chauffe-eau solaire d'appoint ou non) ne sont pas abordées dans cet article.

[2] Note RTE / ADEME du 08/10/2007

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