Voiture électrique : "no limit" pour moins… d'un litre au 100 km !

Par Michel Gay

La voiture "no limit" (en distance…) qui consomme moins d'un litre au 100 km existe déjà (!) grâce à un petit groupe électrogène appelée EP Tender[1]. Celui-ci s'attelle pour le moment de manière expérimentale à la voiture électrique ZOE[2] de Renault, spécialement équipée.

Se déplacer ponctuellement "sans limite" (kilométrique) dans la journée devient possible pour une consommation annuelle dérisoire inférieure à un litre "au 100".

Ceux qui souhaitent limiter leur consommation d'énergies fossiles et leurs émissions de polluants divers seront satisfaits, même si le coût d'utilisation reste plus élevé qu'avec une voiture essence de même catégorie.

Le conducteur de la nouvelle ZOE (donnée pour 400 km d'autonomie) peut faire sans risque un aller-retour à une distance de 150 km (300 km au total) sans réfléchir à son mode de conduite et à sa consommation (climatisation, chauffage, phares, dégivrage,…).

6 raisons d'acheter (ou pas) une voiture électrique (type ZOE 40)

Par Michel Gay

Ah qu'il est difficile de franchir le pas pour acheter un véhicule électrique ! Tant de questions se posent.

Voici six raisons de se lancer (ou non…), en commençant par l'autonomie : sera-t-elle suffisante ?

1) Autonomie et temps de charge

La voiture électrique ZOE 40, par exemple, est censée parcourir 400 km suivant un protocole européen ("NEDC") qui sert actuellement de référence. Mais Renault indique clairement qu'il vaut mieux miser sur une autonomie de 150 km à 300 km, suivant les conditions d'utilisation et la météo, comme l'indique son simulateur en ligne[1].

A l'issue d'un si long parcours, il faudra compter jusqu'à 10 heures pour recharger complètement une voiture électrique "vide" sur une prise domestique standard (16 Ampères) qui recharge à "3 kWh par heure" (correspondant à 16 km "emmagasinés" par heure de recharge). Une utilisation de 50 km par jour ne demande que 3 heures de recharge pour une voiture "consommant" environ 18 kWh / 100 km (cas de la ZOE).

Pour réduire ce temps, il existe des bornes de recharge rapide. Elles permettent de récupérer près de 80 % de la charge en moins de 30 minutes. Attention, ces bornes ne sont pas encore standardidées et il faut se munir des différentes prises (avec les câbles).

Dans ces conditions, un Paris-Nice reste encore difficilement envisageable. Prévoir de faire des pauses régulières de quelques heures, ou d'au moins 1/2 heure si… vous trouvez une borne de recharge rapide qui fonctionne et qui est libre.

Un milliard d'export… d’électricité

Par Michel Gay

Sur les douze derniers mois (juillet 2016 à juin 2017), le solde exportateur d’électricité de la France est de 35 térawattheures (35 TWh = 35 milliards de kilowattheures) pour un gain d’un milliard d’euros[1].

Plus précisément, durant cette période, la France a exporté 56 TWh vers ses voisins européens à un prix moyen de 40 € par mégawattheure (€/MWh) pour un total de 2,3 milliards d’euros, et elle a importé 21 TWh à un prix moyen de 56 €/MWh pour un total de 1,2 milliards d’euros (voir PJ). Le bilan bénéficiaire d’un milliard d’euros couvre largement les frais du combustible.

En effet, le rapport de la Cour des comptes de 2012 annonçait un coût de fabrication du combustible (y compris l’achat d’uranium naturel) de 5,21 €/MWh. Il faut y ajouter la provision pour déconstruction et pour fin de cycle du combustible (2,62 €/MWh), puis la réévaluation ultérieure de l’ANDRA (Agence Nationale pour les Déchets Radioactifs) d’un €/MWh supplémentaire. Il est donc retenu 3,62 €/MWh.

Soit, au total 8,83 €/ MWh, arrondi à 9 €/MWh.

Un réacteur qui exporte sa production à 40 €/MWh couvre donc plus de quatre fois le seul coût variable du combustible incluant la gestion des déchets.

Le futur Airbus pourra t-il décoller ?

Votre avis est sollicité.

Par Michel Gay

La "vox populi" est-elle capable de juger la conception et la solidité des ailes d'un Airbus ou de la cuve d'un réacteur nucléaire ?

Au travers d’une consultation publique, l’avis de la population est formellement sollicité[1] par l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) jusqu'au 12 septembre 2017 pour juger de l’aptitude au service de la cuve du réacteur nucléaire EPR, actuellement en construction à Flamanville…

Consultation du public…

 

Après une instruction de plus de deux ans, l’ASN a rédigé un projet d’avis qui entérine l’aptitude au service du fond de cuve du réacteur EPR de Flamanville, avec un suivi spécifique, et du besoin de remplacer le couvercle avant 2024.

Ce "oui, mais…" de quelques lignes vient en conclusion des milliers de pages rédigées par des industriels, des organismes de contrôle, et par des comités d’experts.

Fermer 17 réacteurs nucléaires ? Nicolas Hulot incohérent

Par Michel Gay

Le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot a annoncé le 10 juillet 2017 sur RTL qu’il faudra fermer "peut-être jusqu’à 17 réacteurs nucléaires" pour ramener à 50 % la part de l’atome dans la production d’électricité à l’horizon 2025 afin de respecter la loi sur la transition énergétique.

" Il faut qu’on regarde" a-t-il précisé. Monsieur Hulot ferait bien de "regarder" avant de faire des annonces fracassantes.

Des visions incohérentes et antagonistes

Nicolas Hulot avait présenté quelques jours plus tôt (le 6 juillet) son plan climat dans lequel il prévoit de supprimer les voitures à essence et diesel d'ici 2040 pour les remplacer par des voitures électriques[1].

Et d'où viendra le surplus d'électricité (30 milliards de kilowattheures pour un million de voitures électriques selon l'ADEME[2]) ?

Pense t-il vraiment qu'en recouvrant la France d'éoliennes et de panneaux solaires les ruineuses productions erratiques des éoliennes et des panneaux photovoltaïques y pourvoiront ?

Le mirage des énergies fatales

Par Michel Gay

L’ADEME a publié en 2016 un scénario permettant de produire 100% d'électricité renouvelables[1] en France en 2050. Ces sources d'énergie ont, pour la plupart (éolien, solaire, marée), une production intermittente et fatale. Elles produisent selon les caprices de la nature.

Leurs coûts de production sont exorbitants pour la collectivité, notamment pour l'éolien et le solaire. Il faut en effet y ajouter ceux des moyens complémentaires de soutien (stockages, productions thermiques) pour la gestion de l’intermittence .

La quantité d'énergie renouvelable produite en moyenne sur une longue période (une année par exemple) peut égaler la consommation. Mais la vrai question (cruciale) est : « la puissance fournie est-elle disponible en permanence pour équilibrer le besoin dans le réseau de distribution ? ». Il est en effet nécessaire de produire de l'électricité en permanence pour équilibrer les besoins en temps réel, sous peine d'effondrer le réseau.

La transition énergétique en Allemagne est un échec.

Qui osera le dire ?

Par Michel Gay et Bernard Lerouge

La transition énergétique en Allemagne (Energiewende) est un échec économique et environnemental. Elle est aussi une menace pour le réseau européen d'électricité.

Pas de vent, pas de soleil, pas d'électricité.

Les Allemands semblent redécouvrir cette évidence dans la douleur.

L’Agence Internationale des Energies Renouvelables (IRENA) affiche pour 2016 des parts respectives de l’électricité éolienne et solaire dans la production totale d’électricité du monde entier de 4,15 % et 1,2 %. Le fait que 13% des puissances électriques affichées ne produisent que 5.35 % de l'électricité tient bien sûr au caractère intermittent (et souvent aléatoire) des énergies renouvelables.

L'étude de la situation en Allemagne, parfois présentée comme un modèle de vertu écologique, avec 20,1 % de part d’électricité solaire et éolienne (contre 5,5 % en France) est instructive. Les gigantesques investissements réalisés auraient dû conduire à une baisse de ses émissions globales de gaz à effet de serre (c'était l'objectif recherché et affiché).

Monsieur Hulot, pas d'hydrocarbure, mais quoi alors ?

Par Michel Gay

Le nouveau Ministre de la transition écologique Nicolas Hulot a annoncé le 23 juin 2017 qu'il prévoit d'interdire bientôt l'exploration d'hydrocarbure du sous-sol français. Sur BFM TV / RMC, il a déclaré vouloir "interdire toute nouvelle exploration d'hydrocarbures sur les territoires métropolitains et d'outre-mer" dans un plan qu'il compte présenter en juillet et qu'il voudrait voir adopter cet automne.

Cette volonté vient certainement de la volonté de ne pas émettre de gaz à effet de serre, notamment du gaz carbonique (CO2) résultant de la combustion d'hydrocarbure… que la France achète au prix fort à l'étranger.

Comment le nucléaire peut-il être heureux ?

Par Michel Gay, auteur du livre « Vive le nucléaire heureux ! »

Le terme écologiste a un chapeau trop large. Un écologiste peut aimer la nature, le vent, le soleil, les petits oiseaux, trier ses déchets, et être pro-nucléaire. L’écologie n’appartient à personne. Elle n’est pas le monopole des opposants au nucléaire.

Cette évidence est masquée par la propagande de puissantes associations antinucléaires qui ont portes ouvertes dans les médias. Elles se sont emparées du concept d’écologie qui se doit d’être antinucléaire.

Le nucléaire : un ennemi » fédérateur

En effet, une énergie idéale (abondante, durable, bon marché, propre, avec des risques maîtrisés) rendrait caduque les discours catastrophistes aux relents de repentance. Ce serait une calamité pour les partis politiques verts / antinucléaires. Tous leurs efforts de culpabilisation seraient anéantis et les slogans clamant que "l’austérité est inéluctable" perdraient leur impact. Chacun se tournerait spontanément vers cette énergie salvatrice. Plus besoin, alors, des conseils des partis verts et des organismes non gouvernementaux (ONG) qui prospèrent en cultivant la peur. Certains idéologues de la décroissance veulent détruire ce pilier de la production d’électricité bon marché car il favorise le monde industriel, source honteuse de création de richesses. De plus, le nucléaire est un "ennemi fédérateur" bien commode pour souder un parti politique.

Energies : des rois et des rats

Par Michel Gay

De loin, les braves gens croyaient qu'ils sentaient le sable chaud mais, lorsqu'ils se sont approché, c'était du souffre[1].


Des "écologistes" associés à des promoteurs arrivistes qui rêvaient de briller quelque part ont fait miroiter au monde entier que le vent et le soleil étaient les merveilleuses énergies d'avenir qui allaient sauver l'humanité. Ambitieux pour eux-mêmes mais sans ambition pour la collectivité, leur intérêt pour la chose publique se résumait à l'argent et à la gloire. Leur "devoir" leur commandait de planter des mats éoliens et de disséminer des panneaux photovoltaïques pour "sauver la planète" !

Mais comment régner sans couronne pour imposer sa volonté ? Il fallait devenir populaire en médiatisant la bonne parole salvatrice auprès du public !

Le temps de signer quelques contrats avec des mairies et des propriétaires terriens prêts à lécher les bottes d'Eole et de d'Hélios pour quelques subsides piochés dans la poche de tous les contribuables et consommateurs, ils se sentirent enfin brillants et puissants. Tout ce "beau monde" s'est longuement félicité du succès de leurs démarches "vertes" afin de limiter les gaz à effet de serre pour le bien du climat.

Toutes ces années ne furent que lamentables comédies, jeux de pouvoir, arrogance nourrie d'ignorance. Les 4x4 et les cravates ont disparu. L'apothéose de cette triste épopée s'étale maintenant en champs d'éoliennes industrielles et de panneaux de verre qui couronnent aujourd'hui nos campagnes comme des bonnets d'âne blancs et noirs. 


Ceux qui ont chéri leur coin de terre générations après générations ont été, et restent, méprisés. Quant aux paysages saccagés, au bruit et au racket sur leurs factures (CSPE) : les péquenots s'habitueront !


Quelques responsables commencent à s'émouvoir de l'ampleur du vide ruineux et de la cécité (de la complicité ?) de ceux qui ont voté les lois permettant ces monstrueuses gabegies.


Voyez le résultat braves gens bernés par les illusionnistes des énergies du vent[2] et du soleil. Avant eux, il y a eu des rois de l'énergie qui ont bâti en 40 ans notre remarquable parc de production d'électricité qui fait encore l'admiration des spécialistes du monde entier. Après eux, il n'y a plus que des rats profiteurs qui déserteront le navire France lorsque souffleront les vents mauvais des faillites[3] et de la révolte populaire[4].

 

[1] Article inspiré librement par le texte "Chronique d'une déconfiture annoncée" http://www.voisinedeoliennesindustrielles.com/

[2] http://www.bienpublic.com/actualite/2017/06/23/franceole-seul-fabricant-francais-de-mats-acier-d-eolienne-en-redressement-judiciaire

[3] http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/23/allemagne-nouvelle-faillite-dans-les-energies-renouvelables_4353277_3234.html

[4] http://www.economiematin.fr/news-60-000-proprietaires-menaces-de-faillite-par-les-eoliennes

Les Suisses ont-ils peur du nucléaire ? 

Par Michel Gay[1] et Jean-François Dupont[2]

Les Suisses ont voté contre le nucléaire le 21 mai 2017 en acceptant de ne pas renouveler leur parc nucléaire à échéance.

Cette décision est une déception pour les professionnels du nucléaire en Suisse. Elle est surtout un coup dur pour l’ensemble des Suisses qui viennent volontairement de se tirer une balle dans le pied en prévoyant de détruire leur autonomie énergétique assurée jusque-là. C’est leur choix… Leurs barrages, même alimentés par des excédents d’électricité éolienne et photovoltaïque, ne suffiront pas (et de loin) à satisfaire leurs besoins. Il va falloir apprendre à être gentil avec les Russes et les Iraniens (importation de gaz), avec les Allemands aussi (importation d’électricité et de charbon) et même avec les Français (importation d’électricité… nucléaire).

Comment en est-on arrivé là ?

Deux erreurs majeures peuvent être soulignées :

1) Celle de la communication sur les réalités scientifiques de la production d’énergie, et du nucléaire en particulier.

Une désinformation intense des opposants et une absence d'information des soutiens depuis presque 40 ans a diabolisé le nucléaire. Ses risques sont perçus comme non maîtrisés et non maîtrisables. 

La dimension « systémique » de la production d'énergie est vaste et compliquée. Elle échappe à beaucoup de citoyens et de responsables politiques, administratifs et économiques. Depuis que la controverse nucléaire existe, un ruban de désinformation a été déroulé par presque tous les partis politiques, et notamment par les « verts ». Les mensonges et les informations biaisées, tendancieuses, et souvent alarmistes, ont été relayés par la majorité des grands médias, ainsi que par les ONG environnementales, par l’Administration et même le milieu académique Suisse. L’Administration Suisse a la même vision négative sur le nucléaire que l’ADEME en France. Dans les hautes écoles, les professeurs se sont alignés sur les thèmes énergétiques qui « payent » en termes de crédits de recherche, à savoir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Monsieur Hulot : pour lutter (vraiment) contre les énergies fossiles, changez la politique énergétique de la France

Monsieur Nicolas Hulot, vous êtes célèbre notamment pour vos mises en garde contre le réchauffement climatique et vous venez d'être nommé Ministre de la Transition écologique et solidaire. Vous serez donc directement impliqué dans l'évolution de la politique énergétique du nouveau gouvernement.

La tenue du Grenelle de l’environnement en septembre 2007 a entériné le lancement d’un grand programme de production d’électricité éolienne et photovoltaïque, tandis qu’était affirmée la nécessité de réduire nos rejets de gaz à effet de serre. Cette politique pérennisée par le vote de la Loi pour la Transition Energétique pour la Croissance Verte (LTECV) a conduit au développement spectaculaire des installations éoliennes et photovoltaïques dont la production totale approchait 32 térawattheures[1] (TWh) en 2016, soit moins de 5% de la production nationale (550 TWh).

Ce vaste programme a été financé par une taxe parafiscale appelée CSPE (contribution au service public de l'électricité) prélevée sur les consommateurs. Ces recettes, dont le cumul avoisinait 18 milliards d’euros (Md€) en 2016 (voir figure ci-dessous), ont été utilisées principalement pour le développement des éoliennes et des panneaux photovoltaïque.

 recettes

Cumul des recettes de la CSPE

correspondant au financement des productions éolienne et photovoltaïque[2]

Les énergies renouvelables en France ? Pourquoi faire ?

Par Michel Gay et Jean-Louis Butré[1]

Publié CP le 03/06 sous "12 raisons de laisser tomber les énergies renouvelables"

 

Pour beaucoup de Français, les énergies renouvelables sont censées être la solution pour la Transition énergétique dont l'objectif affiché est de diminuer la consommation d'énergie fossile et les émissions de gaz à effet de serre.

Cet article dénonce les principaux mensonges et montre qu'en réalité elles représentent (hors hydraulique) une épouvantable erreur stratégique, notamment en France.

Les énergies renouvelables serviraient-elles à :

Diminuer les rejets de gaz à effet de serre ?

NON ! 95% de notre électricité n’émet pas de gaz à effet de serre (record des pays industrialisés). Il est difficile de faire mieux. Au contraire, l’intermittence des renouvelables augmente ces émissions à cause du soutien obligatoire de centrales thermiques à gaz et à charbon comme en Allemagne.

Accroître la sécurité d’approvisionnement ?

NON ! Leur disponibilité fantaisiste ne permet pas de compter sur les renouvelables (jours sans vent et sans soleil = pas d’électricité, car cette dernière n'est pas stockable à l'échelle d'un pays).

Réduire le coût de l’électricité ? 

NON ! Le courant acheté prioritairement et obligatoirement est payé aux producteurs deux à quatre fois plus cher que le « mix » EDF. Ce coût est compensé par une ponction appelée CSPE[2] sur notre facture EDF. Elle sera de 7 milliards d'euros cette année, mais elle atteindra 20 milliards d'euros par an dans dix ans. Le prix de l'électricité « explose », au détriment du pouvoir d’achat des Français et de leur industrie. Seuls quelques affairistes profitent de ce système immoral.

Réduire le coût des émissions de CO2 ?

NON ! Environ 95% de l'électricité en France est produite par le parc conventionnel (thermique plus hydraulique) et ses émissions moyennes de CO2 sont d'environ 50 kg de CO2 par MWh.

La ruineuse usine à gaz solaire de Mme Royal

Par Bruno Comby[1] et Michel Gay

Avant de quitter le ministère de l'énergie et de l'écologie, Madame Ségolène Royal a travaillé jusqu'à la dernière minute pour mettre en place avant de partir un système tarifaire incitatif encourageant l'autoconsommation d’électricité solaire. Elle a signé le 9 mai 2017 son dernier arrêté[2] fixant les nouvelles conditions d'achat de l'électricité produite par des panneaux photovoltaïques.

Il est à première vue sympathique et vertueux (au sens « vert » du terme), mais en apparence seulement, car comme souvent le diable se cache dans les détails.

La formulation alambiquée de ce texte est une véritable usine à gaz, parsemée de formules mathématiques époustouflantes et incompréhensibles pour le commun des mortels (parcourez l'arrêté, juste pour voir…).

Ce qui est clair, après quelques calculs, c'est que son application va coûter des dizaines milliards d'euros qui s'imposeront aux successeurs de Ségolène et aux Français.

Le système est ouvert pour seulement 18 mois (jusqu'à fin 2018). Mais les consommateurs français d'électricité devront payer pendant 20 ans après fin 2018, donc jusqu'à fin 2038 !

La nouvelle prime à l'installation et le nouveau tarif d'achat pourrait coûter à la collectivité jusqu’à plus de 100 milliards d'euros ! (Voir en annexe : "petits calculs")

Contre le cancer, mange tes brocolis !

Par Michel Gay

Il y a plus de 10 ans, des chercheurs ont découvert[1] que les légumes crucifères tels que les brocolis et les choux de Bruxelles réduisaient les risques de cancers. Ils pourraient même protéger contre les effets mortels d'une forte dose de radioactivité.

En effet, le composant I3C (indol-3-carbinol) présent dans ces plantes se transforme en DIM (3,3'-diindolylméthane) pendant la digestion. Et ce dernier prévient la formation des tumeurs en empêchant la prolifération des cellules cancéreuses.

L'éolien et le photovoltaïque tuent en augmentant la précarité énergétique et la pollution atmosphérique.

Par Michel Gay

Ces deux sources d'énergies renouvelables sont un accélérateur de pauvreté parce qu'elles ne peuvent prospérer que grâce à des subventions et des aides financières indirectes qui alourdissent inutilement la facture des consommateurs.

De plus, par une concurrence faussée car subventionnée et donc déloyale, elles ont détruit le marché de l'électricité en siphonnant la rentabilité des moyens de production classiques nécessaires pour assurer la continuité de l'approvisionnement électrique. Pour maintenir "en vie" ces centrales à gaz ou au charbon, il faut donc aussi les subventionner par un mécanisme appelé "marché de capacité" afin qu'elles soient présentent pendant les pannes de vent et de soleil.

Énergies et CO2

Par Michel Gay, Jean-Pierre Riou, et Jean-Pierre Bardinet

Le CO2 est-il un polluant ?

Non. Le CO2 est un gaz indispensable à la photosynthèse et à toute la chaîne de la vie sur notre planète. Pendant 500 millions d’années, la moyenne du taux de CO2 atmosphérique a été de 2000 ppm environ. Mais grâce à l’augmentation observée de 280 ppm au début de l’ère industrielle à 400 ppm actuellement (la végétation est donc en manque), les récoltes sont meilleures, ce qui contribue à réduire la faim dans le monde.

Certes, l'activité humaine émet de vrais polluants néfastes à la santé publique : oxydes de soufre et d’azote, microparticules, ...) qu'il faut réduire. Mais taxer le gaz de la vie est absurde, sauf à vouloir diminuer la consommation des énergies fossiles au profit d'autres sources non carbonées (nucléaire, hydraulique, …).

Cependant, si une filière est lancée pour satisfaire cette politique de réduction des émissions de CO2 pour ses effets potentiels sur le climat, mais qu'en fait :

  • - elle a un bilan carbone élevé (parce qu’elle nécessite en soutien récurrent des centrales thermiques à gaz ou à charbon),
  • - elle fait monter artificiellement le prix du kWh,
  • - et elle crée d’importants problèmes d’équilibrage des réseaux de transport d'électricité,

alors elle n’a aucune justification et doit être abandonnée.

Quelle est la situation énergétique en France ?

Transition énergétique : l'Académie a dit…

Par Michel Gay

Dans sa communication[1] du 19 avril 2017, l'Académie des sciences dresse un état critique de l'actuelle loi de transition énergétique en France. L'Académie a dit que :

- Les programmes en matière de politique énergétique devraient mieux tenir compte des contraintes physiques, technologiques et économiques de chaque pays.

- Dans l’état actuel du débat, nos concitoyens pourraient être conduits à penser qu’il serait possible de développer massivement les énergies renouvelables comme moyen de décarbonation du système en le débarrassant à la fois des énergies fossiles et du nucléaire.

Le recours aux énergies renouvelables est a priori attrayant, mais il ne faut pas oublier les réalités. L’électricité ne représente que 25 % de la consommation d’énergie de la France. Il faut donc bien distinguer le mix énergétique (qui concerne l’ensemble de nos activités) du mix électrique.

Photovoltaïque : un gâchis écologique

Par Michel Gay

Le versement massif de subventions publiques pour la promotion des panneaux photovoltaïques[1] en France est une aberration environnementale, économique et sociale qui a pu se développer sur l'ignorance des uns et l'intérêt personnel des autres. Ce scandale éclaboussera tôt ou tard la classe politique quand l'opinion public s'apercevra enfin du gâchis écologique et de la gabegie des ressources naturels et financières organisée par des commerciaux et des idéologues jusqu'au sein de l'appareil d'état.

Le développement des panneaux photovoltaïques (PV) est contraire au développement durable.

Il hypothèque notre avenir et celui de nos enfants car non seulement il est inutile, mais il est nuisible à la planète.

  1. Les PV sont écologiques :

La fabrication des PV ne nécessite pas que du silicium (silice et carbone) issu du sable. Il y a aussi du phosphore, du bore, de l'EVA (éthylène-acétate de vinyle) du verre et de l'aluminium. Dans moins de 20 ans, comment recyclera-t-on ces millions de PV, d'onduleurs et de batteries associés à leur fonctionnement ? Et qui paiera ?

L'électricité verte est-elle durable ?

Par Michel Gay et Gérard Petit

EDF a rejoint depuis longtemps la famille des producteurs et distributeurs d’électricité qui proposent des électrons verts[1] à leurs clients.

C’est donc une avancée majeure de la physique (notamment en mécanique quantique) que de savoir désormais trier les électrons suivant leur origine, en affectant une teinte verte à certains d'entre eux, plus éthiques que d’autres.

Comment ne pas être interpellé par cette offre commerciale ?

Elle propose en effet de fournir aux clients « « écolo-sensibilisés » une électricité exclusivement verte, moyennant une dîme singularisant le caractère engagé de ces pionniers de la consommation responsable qui sauvera la planète.

Les énergies renouvelables et le théorème du clou

Par Michel Gay et Gérard Petit

Formatée par des messages si inlassablement repris que leur pertinence n'est plus remise en question, l’opinion hexagonale ne doute pas de l’impérieuse nécessité d’implanter massivement éoliennes et panneaux solaires, en substitut d’un nucléaire honni via les mêmes processus répétitifs et anesthésiants.

Dans un énoncé simple, le  « théorème du clou » stipule que, frappé sans relâche, un clou ne remonte jamais…

Ainsi, marteler sans cesse la conscience de nos concitoyens avec les mêmes messages ciblés et manichéens, permet d’y inculquer subrepticement des idées simples et fausses qui servent de repères, voire de bases de raisonnement.

Sous ce processus répétitif, l’intelligence et l’esprit critique finissent par rendre les armes. Le conditionnement s’installe.

Par exemple : « il faut développer les énergies renouvelables ». Ce message répété à l’envi est devenu un tel mantra qu’aucun candidat à une élection ne peut manquer d’y faire non seulement référence, mais allégeance.

Route solaire : quel couscous !

Par Michel Gay

Notre ministère de l'écologie pédale dans la semoule.

Quel est l'intérêt de dépenser cinq millions d'euros d'argent public pour rouler pendant un kilomètre sur 2800 m2 de panneaux solaires posés sur une route[1] ?

Serait-ce moins cher que d’installer ces coûteux panneaux inutiles sur des toits et dans des champs ? Le mètre carré de panneau solaire « futuriste » sur route revient à près de... 1800 € ! Le futur radieux sous le soleil sera ruineux ou ne sera pas…

Le rendement est-il meilleur ? Les deux couches de revêtement "de nouvelle génération" ajoutées sur le dessus des panneaux pour résister à l'écrasement devraient diminuer leur capacité de production (déjà faible à l’horizontale et intermittente). Curieusement, personne ne semble s'en inquiéter. Sauf, et c'est paradoxal, la représentante d'une association de soutien à l'énergie solaire (Hespul) sur France-info le 22 décembre.

Notre ministre de l’environnement qualifie même cette prouesse technique réalisée en Normandie de "gap technologique". Quel exploit !

Mais qu'y a t-il donc dans la tête de nos brillants dirigeants politiques pour développer cette monumentale absurdité ? Des mauvaises langues disent qu'il y a un pois chiche...

Nucléaire : la force tranquille

Par Michel Gay

Dans un contexte énergétique en profonde mutation, l’énergie nucléaire apporte des réponses adaptées aux défis d’avenir et correspond aux enjeux du XXIe siècle1. Elle est un atout économique pour la France qui souhaite redresser son économie, réindustrialiser ses territoires et lutter contre le changement climatique. Cette force tranquille s'enracine dans le monde pour accompagner le développement de l'humanité.

Le nucléaire assure aux Français une électricité bon marché2

. Par comparaison, un Allemand paye son électricité 70% plus cher qu'un Français et le prix de l'électricité pour les industriels en France est de 25% inférieur au prix moyen en Europe3. Pour certaines industries, l'électricité représente jusqu'à 30% (aluminium) et même 70% (chlore) du coût de revient4. L'avantage compétitif procuré par le nucléaire bas carbone peut compenser d'autres facteurs négatifs de production comme le coût du travail.

Le nucléaire protège des aléas énergétiques mondiaux.

Il met la France à l'abri des variations soudaines de prix car le coût de production de l'électricité nucléaire est prédictible. Il est peu tributaire des cours de l'uranium qui ne représente que 5% du coût de production, et moins de 2% du prix de vente aux particuliers. De plus les risques géopolitiques sont faibles puisque 44% des réserves actuelles se situent dans l'OCDE5, et la majorité des échanges sont liés à des contrats long terme.

Miracle ! Même sans vent, les éoliennes tournent...

Par Michel Gay

Quel est donc ce miracle de la physique qui permet à des éoliennes de tourner sans vent ? C'est notamment le cas pour celles aisément visibles le long de passages fréquentés comme les autoroutes ou les voies ferrées.

Ainsi, le 15 et le 16 décembre 2016, entre Valence et Montélimar, il n'y avait pas de vent. Les fumées montaient à la verticale dans la campagne. Cependant, deux groupes d'une dizaine d'éoliennes, distants d'environ un kilomètre le long de la ligne TGV, tournaient mollement en étant orientés... en sens opposé (les unes vers le sud, les autres vers le nord).

Les éoliennes défieraient-elles les lois de l'aérodynamique ?

Les ingénieurs auraient-ils trouvé le "Graal" qui permet à un moyen de production dépendant du vent, de produire sans vent ?
Il y a sûrement une explication rationnelle. Mais qui oserait imaginer que les pales de ces engins sont entrainées par des moteurs électriques ? Les propriétaires des éoliennes tenteraient-ils de masquer que, sans vent, elles ne tournent pas, ne produisent rien, et sont inutiles ?

Sarcophage de Tchernobyl : la cathédrale de la peur

Version originale en anglais par Bruno Comby, Président de l'Association des écologistes pour le nucléaire (AEPN) www.ecolo.org Texte traduit et adapté en français par Michel Gay

Un sarcophage géant a été construit à Tchernobyl[1] et inauguré le 29 novembre 2016.

Il est censé protéger l'Ukraine contre les dangers des radiations.

La plupart des dirigeants du monde ont accepté de financer cette énorme boîte pour «garder le diable à l'intérieur» mais ils n'ont aucune idée de ce que représente un niveau dangereux de rayonnements.

En réalité, cette protection gigantesque entretient la peur et contribue à faire croire que tout niveau (même infime) de rayonnement est dangereux.

Or, "la peur est mauvaise conseillère".

Ce sarcophage est certainement un admirable travail d'ingénieurs. C'est le plus grand objet mobile jamais construit par l'humanité, mais il est inutile pour la protection de notre santé. Le monde a malheureusement dépensé 1,5 milliard d'euros[2] pour se protéger contre des rayonnements inoffensifs.

Halte aux arnaques renouvelables !

par Michel Gay

Il est bien tentant pour le porte-monnaie de choisir un placement financier assurant un rendement annuel de 7% pour "sauver le climat[1]", et pour se donner bonne conscience par la même occasion en joignant l’utile à l’agréable. 

C'est possible grâce à certaines entreprises qui se chargent de réaliser pour vous des investissements dans les énergies renouvelables en garantissant un revenu annuel. Il suffit de leur confier un capital pour devenir propriétaire des équipements et bénéficiaire des "rentes". Le rêve ! 

Hélas, les vautours sont à l’affut.

Présidentielle : où va la "transition énergétique" ?

Par Michel Gay

La transition énergétique a-t-elle bien pour objectif de diminuer, voire de stopper, la consommation des énergies fossiles (charbon, gaz et pétrole) ?

Si oui, alors il faut adopter au moins une énergie capable de s'y substituer. Elle devra apporter un service équivalent, être économiquement viable, abondante, moins polluante, et durable.

Les énergies diffuses intermittentes et non pilotables comme l'éolien et le photovoltaïque sont disqualifiées d'entrée puisqu'elles nécessitent des centrales à combustibles fossiles en soutien de leurs intermittences, souvent aléatoires. De plus, leurs faibles productions erratiques difficilement stockables ne permet pas de répondre aux besoins en énergie de la plupart des nations.

La formidable mais rare énergie hydraulique suppose un réseau important de fleuves, de rivières et de grandes vallées de stockage par rapport à la population d'un pays. Seuls quelques rares petits états répondent à ces particularités, comme la Norvège (5 millions d'habitants) ou la Suisse (8 millions d'habitants).

Transition énergétique : aïe, tout faux !

5 idées fausses sur la transition énergétique

Par Michel Gay

Selon la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (iFrap), le plan actuel de la France pour la transition énergétique oublie la croissance et il est fondé sur cinq idées fausses[1].

1) Il serait invraisemblable que la part du nucléaire passe de 75% de la production d'électricité en 2015 à 50% en 2025. Cette baisse d'un tiers de la production supposerait l'arrêt de 23 des 58 réacteurs nucléaires existant en 10 ans. Il est encore plus irréaliste de passer des 5% actuels des nouvelles énergies renouvelables (excluant l'hydraulique) à 15%, en 9 ans.

2) Il serait intenable que la consommation d'énergie diminue de 50% d'ici 2050 alors que, malgré la crise de 2008, elle n'a baissé que de 0,06% par an, tandis que la croissance du produit intérieur brut (PIB) n'était que de 0,6% par an sur la même période.

Or, l'objectif gouvernemental de croissance du PIB pour 2016 est de 1,5%, et l'augmentation prévue de la population est de 0,45% par an (74 millions d'habitants[2] en 2050) selon l'Institut national des études démographiques (INED).

Thorium : est-ce vraiment la face gâchée du nucléaire ?

(ou Le thorium, miracle énergétique), titre de Contrepoints

Par Michel Gay

Aujourd'hui, dans le monde, l’uranium est le combustible de tous les réacteurs nucléaires de production d'électricité[1].

Techniquement, un autre élément serait envisageable : le thorium.

Régulièrement, des articles et des émissions de télévision[2] présentent le thorium avec des avantages supérieurs à ceux de l'uranium. Presque une panacée... Le thorium serait notamment plus abondant que l'uranium, produirait moins de déchets et empêcherait la prolifération nucléaire.

A-t-on vraiment gâché cette voie miraculeuse pour le nucléaire ?

Comparons les deux "voies".

Le mensonge planétaire de la transition énergétique

Par Michel Gay

Le grand mensonge de la transition énergétique est de prétendre que les énergies renouvelables, notamment éoliennes et photovoltaïques, sont (ou seront) en mesure de prendre le relais des combustibles fossiles et du nucléaire. La monstrueuse mascarade commence à prendre fin dans la douleur[1].

- L'Espagne s'est fourvoyé dans le développement de l'éolien et du photovoltaïque (PV) avant d'arrêter les subventions aux énergies renouvelables qui menaçaient de ruiner son système électrique.

- La Grande -Bretagne a également supprimé les subventions à l'éolien et au PV pour se tourner de nouveau massivement vers le nucléaire[2] (cinq réacteurs) avec l'assentiment populaire.

- L'Italie, dont l'électricité est deux fois plus cher qu'en France, importe massivement de l'électricité des pays voisins, et surtout l'électricité "nucléaire" de France.

Cachez ce nucléaire que je ne saurais voir !

Michel Gay et Gérard Petit

Le Réseau de Transport d’Electricité national (RTE), filiale à 100% d’EDF, produit chaque année un « bilan électrique ». La version 2016 est stupéfiante[1] ! Le nucléaire, pourtant acteur majeur de notre système électrique avec plus de 75% de la production, y est marginalisé.

Est-ce un tour de magie cousu de fils verts, ou une directive du nouveau patron de RTE, l’ex député socialiste François Brottes ? Ce dernier a été un pilier de la nouvelle loi de transition énergétique pour une croissance « verte », avant d’être directement promu directeur de RTE mi-2015 par le pouvoir politique, peut-être pour impulser une orientation « verte » dans ce secteur.  

La contribution nucléaire n’apparait que dans un seul graphe et chiffre clé de 76,3% de la production nationale n’est assorti d’aucun commentaire. En revanche, les productions minoritaires des énergies renouvelables, notamment éoliennes et photovoltaïques (PV), sont abondamment commentées pour en souligner la croissance et l’importance.

 Vert comme le nucléaire !

Jean-Luc Salanave et Michel Gay[1]

Une partie des écologistes[1] s'est longtemps opposée à l'énergie nucléaire, lui préférant le vent et le soleil, suivant le principe que "vert" signifie avant tout "naturel", sans vraiment chercher à savoir ce que recouvrent ces termes.

Par exemple, le terme "vert" est utilisé en France depuis août 2015 pour nommer la "loi de transition énergétique pour une croissance verte". Mais quelles énergies se cachent donc derrière l'adjectif "vert" ?

Le solaire et l'éolien son souvent les premiers cités en oubliant que l'hydraulique ou la biomasse les devancent largement, en France et dans le monde. Les panneaux photovoltaïques (PV) et les éoliennes qui "fleurissent" dans nos paysages ne sont pourtant pas naturels.

Fukushima : réalité et désinformation

Le 11 mars 2011, le tremblement de terre le plus violent de l’histoire du Japon, suivi d’un tsunami gigantesque, frappe la côte Est du Japon. Il provoque directement la mort ou la disparition de près de 20.000 personnes, ainsi que des dégâts considérables, notamment dans des centaines de milliers de logements et dans des centaines d’installations industrielles, pour un coût total supérieur à 200 milliards d’euros.

Parmi les dégâts, il y a l’inondation de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, qui provoque l’interruption des pompes de refroidissement et, subséquemment, une fonte partielle de trois des six réacteurs et des émissions radioactives. Deux travailleurs meurent noyés. Plus tard, quelques travailleurs sont superficiellement brûlés par des radiations et un travailleur de 60 ans décède d’une crise cardiaque.

150.000 habitants des zones ayant reçu des radiations sont évacués, souvent par simple mesure de précaution. En effet, la radioactivité dans la plupart des ces zones n’a jamais dépassé la radioactivité qui existe naturellement dans des villes comme Ramsar (en Iran) et Guarapari (au Brésil), où l’on vit très bien, avec curieusement moins de cancers qu’ailleurs.

Fukushima :  Peu ou pas d'impact de la radioactivité  sur la santé !

 Par Michel Gay

Les résultats les plus récents sur l'accident de la centrale de Fukushima-Daiichi du Comité Scientifique des Nations Unies pour l’Etude des Effets des Rayonnement Ionisants (sigle anglais UNSCEAR[1]) concluent que :

  1. « Aucun décès, aucune maladie grave ayant un lien avec des radiations n’a été observé parmi les travailleurs et l’ensemble de la population à la suite de l’accident de Fukushima »
  2. « Aucune conséquence perceptible des radiations n’est à prévoir parmi le public exposé ou ses descendants ».

Le document de base est l’Annexe Scientifique du Volume I du Rapport de l’UNSCEAR (300 pages). Il est l’œuvre de plus de 80 experts de 18 pays, et a été approuvé par l’Assemblée Générale des Nations Unies fin 2013. Il est disponible en ligne en anglais[2]. Il fut discuté lors de la soixantième session de l’UNSCEAR, tenue à Vienne du 27 au 31 mai 2013 qui a réuni environ 150 spécialistes de 27 pays, en présence d’observateurs d’organisations internationales comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de son Agence Internationale de Recherche sur le Cancer, ainsi que l’Organisation Mondiale de Météorologie (OMM).

Tchernobyl : autopsie des mensonges,  30 ans plus tard

Par Michel Gay

Le samedi 26 avril 1986, à 1 h 23, le réacteur nucléaire de Tchernobyl explose, avec rejet de matières radioactives dans l’atmosphère sous forme de gaz, d’aérosols et de combustible finement fragmenté. Cet accident nucléaire, le plus grave survenu dans le monde, va entraîner le déplacement de 270 000 personnes.

La danse macabre des médias, alimentés par les associations antinucléaires, va commencer. Dans les jours, les mois, et les années, qui ont suivi cette catastrophe des informations souvent farfelues et mensongères ont été diffusées. Hélas, « Tout mensonge répété devient une vérité ». (Chateaubriand Mémoire d’Outre-tombe. 27-III)

30 ans plus tard, avec le recul du temps, il est possible de mettre en lumière ces mensonges proférés par des prophètes du malheur.  

Dans le domaine de l'énergie, sommes-nous parvenus à " la fin de l’histoire" ?

Dans l’Antiquité, l’esclavage et le muscle animal étaient nécessaires pour produire de l’énergie mécanique. Ensuite, les moulins à vent et à eau se substituèrent partiellement à la force humaine et animale, rare, couteuse et peu efficace. Puis vint l'idée de faire du mouvement avec de la chaleur. La machine à vapeur brulant du bois (et des forêts entières) a permis de transformer l’énergie thermique en énergie mécanique, surtout à partir du XVIIIe siècle. C’est alors que l’exploitation intensive des mines de charbon et l’équipement des chutes d’eau sont venus sauver nos forêts menacées de disparition. L’arrivée du pétrole et de l'électricité libèrent définitivement les hommes de leurs activités physiques les plus pénibles en permettant de diffuser partout l’énergie mécanique qui, jusque là, n'était transmise que par des courroies. Ainsi, d’étape en étape, chaque innovation a permis à l’humanité de poursuivre son développement.

Sommes-nous arrivés au terme de cette évolution ?

ALSTOM qui pleure, Fessenheim aussi

La Puissance publique s’émeut bruyamment du projet de fermeture de l’usine ALSTOM de construction de locomotives à Belfort. Dans le même temps, et dans la même région, elle s’apprête à arrêter la centrale nucléaire de Fessenheim pour une raison politique (plaire à un parti politique « allié »).

Le lion de Belfort va devoir rugir pour tenter d’effrayer les dirigeants d’ALSTOM qui ont pris la décision de développer le site de Reichshoffen, en Alsace, en y transférant les activités jusque là dévolues à Belfort.

Les ouvriers, techniciens et ingénieurs de ce site emblématique croyaient ingénument que leur savoir-faire, reconnu même outre-Atlantique, allait les protéger de cette calamité. Environ 400 emplois qualifiés seraient « délocalisés » sous deux ans à cause d’un carnet de commande sans perspective.

Les hommes politiques, pompiers-pyromanes puisque les difficultés viendraient de la faiblesse de la commande publique, s’opposent soudain avec éclat à la fermeture de ce site d’ALSTOM. L’Etat fait pourtant partie du conseil d’administration de ce Groupe industriel. Il est aussi tutelle de la SNCF, l’un de ses principaux clients.

Les cris d’orfraies des responsables politiques outrés de ces futurs licenciements et délocalisations, masqueraient presque leur volonté de procéder de manière identique avec 2000 autres emplois, à proximité, en fermant la centrale nucléaire de Fessenheim. Comme ceux d’ALSTOM, le personnel et les sous-traitants de Fessenheim possèdent des compétences remarquables. Cet outil productif fait aussi vivre la région et conserve sa pertinence technico-économique en toute sécurité.

Certains politiciens savent souvent dissoudre leurs contradictions dans l’idéologie, mais cette fois la ficelle dogmatique est vraiment grosse. Leur incohérence éclate au grand jour dans cette malheureuse affaire.

Le personnel de Fessenheim saura certainement dénoncer cette aberration avec vigueur en prenant l’opinion à témoin afin de confondre les inconséquents.

Réduction du nucléaire : un coup deux fois perdant.

Par Michel Gay et Gérard Petit

L’opinion, trompée par un discours mensonger, croit que le développement des énergies renouvelables est associé à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Or, en France, il se substitue au nucléaire non émetteur de CO2. Ce paradoxe est évidemment escamoté, toute occasion de réduire la part du nucléaire étant saisie.

Cela reviendrait à confier la compensation de l’intermittence des éoliennes et des panneaux photovoltaïques à des centrales à gaz ou à charbon, avec inéluctablement un accroissement des émissions de GES par rapport à la situation actuelle. Cette orientation serait contraire à l’engagement pris au cours de la COP 21 en décembre 2015 à Paris.

La réduction du nucléaire aurait donc pour effet d’augmenter nos importations de combustibles fossiles et nos émissions de GES : un coup deux fois perdant.

CIGEO, ou le bel avenir des ZAD

Michel Gay et Gérard Petit

03 août 2016

L’interminable feuilleton « Notre Dame des Landes », dont plusieurs « saisons » restent encore à écrire, a passionné les médias. Ils ont aussi suivi avec gravité l’assèchement tempétueux de la flaque d’eau de Sivens. Selon toute vraisemblance, ils se passionneront pour le prochain avatar de ce type de convulsion en Lorraine, où ont démarré les travaux préliminaires du Centre industriel de stockage géologique des déchets nucléaires (CIGEO).

En matière d’entraves à ce projet, plusieurs galops d’essais ont déjà eu lieu qui augurent bien des batailles à venir.

L’enjeu sera présenté comme dépassant largement le vocable « ZAD » (zone à défendre). En effet, le conflit sera déplacé vers le champ philosophique de la mise en péril des générations futures qui sera brandie sans ciller. De quoi mobiliser et « ratisser » large.

Brexit et nucléaire : une aversion fabriquée et entretenue

Par Michel Gay et Gérard Petit

L’exemple récent du Brexit a montré, comme avec le nucléaire, l’efficacité du conditionnement d’une opinion en orchestrant une détestation au lieu d’une critique constructive. Les conséquences seraient bien plus désastreuses en cas de sortie du nucléaire.

Il aura suffi de mouvements conjugués attaquant les fondements du système européen en Angleterre pour que, malgré un bilan plus qu’honorable, ce dernier soit rejeté par un vote sous la vindicte populaire.

De même, depuis la mine d’uranium jusqu’au stockage géologique des déchets, il n’est pas un maillon de la chaîne de production d’électricité nucléaire qui ne subisse les assauts répétées des opposants à cette source d’énergie.

Ce déferlement orchestré est digne de Panurge. Effrayer les moutons pour obtenir un mouvement d’ensemble donne l’assurance trompeuse d’avoir raison dans un sentiment majoritaire démocratique.

Schéma du circuit annuel  du combustible nucléaire  en France en 2015

circuit combustible 2015

  • Le minerai contenant de l’uranium (Pechblende) est extrait de mines souterraines ou à ciel ouvert dans environ 10 pays (USA, Canada, Niger, Australie, Kazakhstan, Russie,…). La concentration d’uranium naturel (Unat) dans les mines exploitées varie de 3 kg à 100 kg (Canada) par tonne de minerai extrait. Dans l’exemple du schéma, la teneur moyenne a été fixée arbitrairement à 7,6 kg/tonne. Pour un million de tonnes de minerai on obtient donc 7600 tonnes d’Unat. La croûte terrestre contient 3 g d’uranium naturel par tonne. Creuser un trou de 10 m de coté et de 10 m de profondeur dans son jardin, c’est extraire en moyenne 3 kg d’uranium. En 2011, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA[1]) évaluaient à 6 millions de tonnes les ressources récupérables à un coût inférieur à 130 USD/kg. Le monde consommant 60.000 T d’Unat par an, au rythme actuel, il y a pour 100 ans de réserve exploitable dans des conditions économiques raisonnables. "Il faut ajouter à ce chiffre les « ressources supplémentaires estimées », celles dont les études démontrent l’existence, évaluées à 10,5 millions de tonnes, et dont la mise à jour ne fait guère de doute. Au total, avec ces 16 millions de tonnes d’uranium dont la disponibilité semble pratiquement acquise la durée de fonctionnement du parc nucléaire mondial au rythme actuel de consommation est de plus de 2 siècles. Précisons que ces chiffres découlent de réserves dont l’exploitation est estimée à moins de 130 dollars le kilo. Si l’on portait conventionnellement ce prix à 200 dollars le kilo, par exemple, le montant global des ressources estimées serait nettement supérieur aux 16 millions de tonnes annoncées…et la durée de fonctionnement du parc en serait allongée d’autant[2] ".

La reconstruction d'une Europe de l'énergie et la "désespérance" du marché de l'électricité (selon France Stratégie)

Par Michel Gay

Il est parfois bon de lire une brève synthèse, ou des extraits, de certains rapports officiels perdus dans les méandres d'internet et que personne, ou presque, ne connaît. Leur contenu permet parfois de mieux comprendre la situation actuelle et notre avenir.

Il en est ainsi du rapport "Climat : comment agir maintenant ?" (avril 2016) de France Stratégie[1] qui est un organisme de réflexion et d'expertise placé auprès du Premier ministre.

Ce rapport évoque notamment la "reconstruction d'une Europe de l'énergie" dont le marché de l'électricité est "en désespérance", et même "en ruine".

En voici quelques extraits choisis afin, éventuellement, de susciter suffisamment votre curiosité pour aller lire tout le texte (8 pages) :

"L'énergie carbonée restera vraisemblablement abondante et accessible à un coût modéré".

Vers 100 % d'électricité nucléaire en 2070, avec appoint gaz.

L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME), qui a publié l'étude "Un mix électrique 100% renouvelable en 2050 ?", aurait dû publier en même temps l’autre cas d’école «Vers 100 % d'électricité nucléaire en 2070».

Cette agence nationale fourmillant d'experts aux compétences anti-nucléaires reconnues doit bien receler aussi quelques experts pro-nucléaires. Le citoyen français est en droit d’attendre cet équilibre des points de vues de la part d'une agence publique d’un pays où le nucléaire, fleuron de notre économie, produit les trois quarts de notre électricité de façon sûre et bon marché.  

Le nucléaire est l'avenir de nos enfants !

La baisse inéluctable de la production des hydrocarbures, les faiblesses des énergies du vent et du soleil, ainsi que la volonté de diminuer les émissions de gaz à effet de serre ont ajouté une nouvelle légitimité "écologique" à la production d'électricité nucléaire. Elle pourrait constituer le socle de l'avenir énergétique de l'humanité malgré la vigoureuse opposition d'une frange militante. La Chine, les Etats-Unis[1] et l'Inde évoquent les "énergies propres" dans lequel elles incluent… le nucléaire au même titre que les énergies renouvelables.  

De toutes les qualités prêtées un peu vite à ces dernières, la plus fallacieuse est la gratuité issue d'une mystique néo-rousseauiste. Le soleil, le vent, la géothermie, les marées seraient offerts généreusement par "Mère Nature" et nous n’aurions qu’à puiser dans le trésor.

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