Les vautours du commerce de l’écologie

Par Michel Gay

Les vautours du commerce de l’écologie sont prêts à tous les mensonges pour faire primer leurs projets idéologiques sur la réalité.

Cela part du petit mensonge d’exagération du temps de parcours en voiture d’un lieu à un autre à Lyon pour favoriser un projet de télécabine au grand mensonge des énergies renouvelables intermittentes (EnRI) qui seraient capables de succéder au nucléaire.

Et en plus, ils sont parfois aidés dans leur propagande par la complicité involontaire de leurs victimes qui ne voient généralement pas que les rêves présentés enrobés d’approximations, de non-dits et de contre-vérités soigneusement masqués, peuvent les conduire au cauchemar.

Des coûts invisibles…

Le vrai problème caché sous le tapis est le coût complet des EnRI et celui de leur insertion dans le réseau d’électricité.

La perte de valeur du parc nucléaire est une des composantes de ce coût qui n'est pas prise en compte aujourd’hui avec le coût du stockage nécessaire pour lisser cette production d’électricité aléatoire.

Depuis plusieurs années, malgré la démonstration du caractère ruineux pour les Français des EnRI, et notamment des éoliennes en mer, rien n’y fait. Presque aucun élu n'a jugé bon de se mettre en travers de ces projets délirants qui fleurissent dans les campagnes et sur mer. Il n’y a pas pire sourd et aveugle que celui qui ne veut pas entendre ni voir.

L’opposition populaire pourrait réussir à faire capoter de tels projets mais le déferlement des lobbyistes et des grands médias en faveur des EnRI l’étouffe.

D'où l'importance d'une communication intense sur les réseaux sociaux pour expliquer pourquoi ces sources d’énergies fatales ruineront les Français et le système électrique européen.

Une étude de 2016 estime que la perte de valeur économique du nucléaire résultant de l’insertion des EnRI en France atteignait alors 2,9 milliards d’euros.

Ce chiffre est du même ordre de grandeur que les subventions récoltées chaque année par les producteurs d’EnRI (3,5 Md€).

La poursuite du développement des EnRI au rythme actuel ne peut que conduire à l’envolée de cette perte de valeur qui doit être ajoutée à leurs coûts cachés !

Les Français ne pourront pas compter sur l’Agence de la transition écologique ADEME, ni sur le Ministère de l’écologie, pour faire sortir cette question du coût complet des EnRI soigneusement dissimulée pour ne pas nuire à leurs projets délirants…

Il existe une étroite corrélation entre l'augmentation du prix de l'électricité en Europe de l'Ouest et l’insertion massive et superfétatoire des EnRI.

Pourquoi vouloir s'appauvrir sans nécessité puisque les EnRI sont incapables d’assurer la production d'électricité nationale, y compris sans CO2 ?

Arrêter les doublons et supprimer sans délai les investissements dans les EnRI relèvent de l’intérêt général de la France. Les Français ne perçoivent pas encore que la transition énergétique et écologique passe par l’électricité décarbonée issue du nucléaire et des barrages !...

L’imposture

L’appellation « renouvelable » est une formidable imposture qui auréole d’une éternité écologique les énergies les moins vertueuses et les moins durables qui soient tels que les PV et les éoliennes.

Leur intermittence aurait dû les disqualifier sur un réseau où les autres fournisseurs proposent sur le marché une production pilotable.

La France aura été la grande perdante de cette imposture au sein de l’Europe.

Au lieu de les nommer énergies « intermittentes », le terme « renouvelable » ou « vert » a permis de les noyer au milieu d'autres « renouvelables », pilotables elles, comme par exemple l’hydraulique qui est une excellente source d’électricité.

Force est de constater qu’en Allemagne, pas plus qu’en France, les EnRI n’ont toujours pas permis de remplacer la moindre puissance pilotable. Une nouvelle centrale au charbon (Datteln-4) plus puissante qu’un réacteur nucléaire moyen a même été installée en toute discrétion au printemps 2020 en Allemagne.

En Allemagne, les plus de 100 GW de puissance intermittente éolienne et solaire installée depuis 2002 n'ont pas permis de remplacer le moindre moyen de production pilotable.

Au contraire, celle-ci s’est même accrue : 102 GW en 2002, 105 GW en 2016 et 114 GW fin 2019 en incluant la biomasse.

Comment ces EnRI pourraient-elles se substituer à un seul réacteur nucléaire en France ?

Et c’est la collectivité qui paye le prix fort par centaines de milliards d’euros pour les investissements dans le réseau européen, dans le stockage à grande échelle, et les surcoûts démentiels liés aux EnRI.

Cette manne financière profite au commerce des EnRI soutenue par une véritable propagande médiatique. Elle veut faire croire d’abord que ces sources d’électricité intermittentes peuvent être durables afin, ensuite, de les rendre « indispensables » une fois que tout le système électrique aura été restructuré autour d’elles.

Pourquoi ne pas appeler un chat un chat ?

Les règles européennes interventionnistes sont actuellement trop favorables aux vautours du commerce de l’électricité qui sévissent en Europe avec la bénédiction des politiciens français. Pour eux, l’écologie est d’abord un mensonge qui rapporte gros et qu’il faut entretenir, mais un jour il faudra bien appeler un chat un chat !

Comment cette supercherie, cette escroquerie intellectuelle des EnRI a-t-elle pu durer aussi longtemps ?

Cette grande illusion prendra fin… un jour.

Les Français devraient dès maintenant se mobiliser pour dénoncer l’incurie et le cynisme des responsables politiques qui ont favorisé le dépeçage financier de la France par des vautours du commerce de l’électricité.

Ce monstrueux fiasco écologique, financier, et social a été rendu possible par les mensonges sciemment entretenus par l’idéologie écologiste qui se moque des réalités.

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