Madame Royal accuse et oublie son passé calamiteux de Ministre

Par Michel Gay

Ségolène Royal a décidé de réapparaître dans le débat public pour accuser le gouvernement de transformer l'écologie en écologie punitive par le biais des taxes en hausse sur les carburants.

L’ancienne ministre de l’Environnement Ségolène Royal a dénoncé le "prétexte" écologique avancé pour justifier la hausse du prix du diesel et du gasoil. Elle estime que le ministre de l’Économie Bruno Le Maire "cherche à justifier un matraquage fiscal par l’écologie" et qu’il « n’est pas honnête utiliser l’écologie pour faire ses impôts supplémentaires ».

Mais Ségolène Royal à la mémoire courte et elle n’est pas en reste sur la « malhonnêteté » intellectuelle.

Elle a oublié qu’elle n'est pas étrangère à cette tradition gouvernementale de dépenser allègrement d’un côté, puis de taxer ensuite lourdement les contribuables / consommateurs via les carburants par exemple... pour récupérer de l’argent. Et c’est bien le rôle du Ministère des finances qui doit équilibrer les comptes de l’Etat (et donc des contribuables).

L’écologie punitive de madame Royal

Madame Royal aurait-elle oublié qu’elle a fait des choix délirants dont « l’écotaxe » raté qui a coûté au minimum 10 milliards d’euros aux contribuables pendant son passage au ministère de l’écologie ?

Et qui va payer l’ardoise ainsi laissé et où trouver l’argent ?

Réponse : dans le portefeuille des contribuables via les taxes et les impôts.

Certes, ce fiasco a été voté par les parlementaires sous le quinquennat du Président Hollande. Mais qui a soutenu ce projet écologique « punitif » pour les transporteurs, et donc pour tous les consommateurs ?

Même s’il est vrai que l’écologie politique veut punir les Français de consommer (et bientôt d’exister ?), Madame Royal a tout de même un sacré toupet d’accuser ce gouvernement de faire de l’écologie punitive alors qu’elle a fait voter la Loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) en août 2015.

Cette dernière consiste justement à soutenir coûte que coûte les ruineuses énergies renouvelables (selon la Cour des comptes, il s’agit tout de même de… 121 milliards d’euros), notamment les éoliennes et les panneaux photovoltaïques (incluant la fameuse route solaire) que les Français vont devoir payer pendant au moins 20 ans.

Les conséquences de « sa » loi « verte »

A la suite de cette loi, dont s’est félicitée madame Royal, l’ancien ministre de l’industrie Jean-Pierre Chevènement fustige les conséquences néfastes de cette LTECV le 21 octobre 2018 en ces termes :

« EDF prépare un plan prévoyant la fermeture d’au moins une demi-douzaine de centrales nucléaires. A-t-on vu quelque part dans le monde un pays qui manifeste une telle défiance à l’égard de ses propres capacités et au point de porter un tel coup à la crédibilité de son industrie ?

La France avait acquis à la fin du siècle dernier une remarquable maîtrise du cycle complet de l’énergie nucléaire. L’outil industriel constitué au fil des générations était un atout majeur de notre pays dans la compétition internationale.

Sous l’effet d’orientations prises au début du quinquennat précédent, cet atout est en train d’être complètement gâché.  »

Si, pour Ségolène Royal, gâcher l’outil industriel de la France par le truchement d’une loi (LTECV) qui s’applique au détriment de tous les Français n’est pas de l’écologie punitive, alors c’est quoi ?

Peut-être est-ce juste de l’aveuglement pour satisfaire sa fibre écologique et ses ambitions politiques pour les prochaines élections européennes ?

Un « politique » peut dire n’importe quoi…

Pendant ce temps les emplois promis dans la transition énergétique et les énergies renouvelables ont disparu dans l’air du temps. Mais en politique, particulièrement en écologie politique, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent… et veulent y croire.

Après avoir incité les Français à ne plus se chauffer à l’électricité, ce qui favorise le gaz, , il serait indécent, en plus des carburants, de parler de l’augmentation du gaz de 7,45% en juillet et de 3,45% en octobre, due pour l’essentiel à l’augmentation des taxes pour payer la transition énergétique hasardeuse de madame Royal 

L’ancienne ministre de l’écologie nommée « ambassadrice des pôles » par la grâce, et avec le soutien, de François Hollande devrait continuer à glisser sur la glace en Laponie.

Au loin, très loin, elle devrait se faire oublier, et faire oublier les gabegies qu’elle a laissées derrière elle, y compris en Poitou-Charentes.

Et puis là-bas, au moins, elle peut exercer son incompétence et dire n’importe quoi sans conséquences néfastes pour la France et l’Europe car personne ne l’écoute

 

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