Fessenheim : c'est Iphigénie qu'on sacrifie !
Par Michel Gay
Hors conjoncture politique datant de 2012 nécessitant un accord électoral avec un parti politique minoritaire "vert" pour être élu Président de la République, il n'y a aucune raison de sacrifier la centrale nucléaire de Fessenheim. Un député (LRM) l'a reconnu avec résignation : "Le coup est parti".
C'est un sacrifice païen, tel celui d'Iphigénie.
Sur le conseil d'un devin, Iphigénie (fille du roi Agamemnon) devait être sacrifiée à la déesse Artémis pour que les vents poussent la flotte grecque vers Troie. Iphigénie supplie son père de la laisser vivre : "Je résume ma prière en ce seul mot, plus fort que tout ce qu’on pourrait dire : la lumière est bien douce à voir, la nuit souterraine ne l’est pas. Insensé qui souhaite mourir !" Mais Agamemnon resta insensible aux supplications de sa fille. Elle allait périr sous le couteau du sacrificateur, quand Artémis, décida de lui substituer une biche…
Corruption
Après le sacrifice par Lionel Jospin du réacteur Superphénix, également pour cajoler les « Verts », cette odieuse décision est destinée pour la seconde fois à acheter des voix avec de l’argent public. Cette abominable destruction volontaire de richesse (un équipement public national d'une valeur une dizaine de milliard d’euros) est une rançon réglée « en nature » déposée sur l’Autel de l’écologie pour l’achat de suffrages antinucléaires. Elle va coûter cher aux Français alors que le gouvernement semble se préoccuper de leur pouvoir d'achat...