Le désastre de la croissance verte (en France et en Europe)

Par Michel Gay

La loi sur la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) a été votée le 22 juillet 2015 en conformité avec les engagements du candidat Hollande, suite à l’accord préélectoral PS-EELV de 2012. Le Conseil Constitutionnel l'a validée et elle a été publiée au journal officiel[1] le 18 août 2015.

Cette loi contient plus de 215 articles, mais les députés n'ont pas pris la peine d’évaluer les conséquences économiques et sociales des mesures votées : elles sont désastreuses pour notre pays.

En effet, cette loi :

  • - consacre la réduction du nucléaire à 50 % de la production d'électricité,
  • - pénalise le recours à l’électricité, dont plus de 90% de la production nationale n'émet pas de gaz à effet de serre, au profit du gaz (importé),
  • - favorise outrageusement les éoliennes et les panneaux photovoltaïques,
  • - engage un irréaliste et coûteux programme de réduction de consommation d'énergie de 20% d’ici 2030, et de 50% d'ici 2050.

Cette LTECV est un crime contre les intérêts supérieurs de la nation.

Il y a quelque chose de pourri au royaume des éoliennes

Par Michel Gay

Des citoyens persuadés d'investir dans une "juste cause" se font encore berner par des aigrefins profitant de la "vague verte".

L'exemple du projet "Côte d'Armont" en Franche-Comté met en évidence les dessous nauséabonds des filles d'Eole[1]. Un article documenté[2], "Les Don Quichotte de Franche-Comté" (Marianne du 27 août 2017), dévoile les manœuvres étranges de plusieurs sociétés qui s'entrecroisent, telles que Opale Energies Naturelles, Europe Wind IP (lié au fond américains Riverstone) et Velocita. Cette dernière est une société britannique ayant un actionnaire enregistré dans le paradis fiscal des îles Caïmans, et qui a revendu ses actifs éoliens français au Chinois Envision Energy.

Les sociétés constituées par le groupe allemand Volkswind (au total environ 120…), sont domiciliées à la même adresse (20 avenue de la Paix à Strasbourg), siège du cabinet consulting Mazars.

« En France », ne veut pas dire « français »...

Renouvelables : la déraison d'Etat

Par Michel Gay

Les subventions accordées aux énergies renouvelables (notamment éoliennes et solaires) constituent la plus grande escroquerie mondiale envers les contribuables et les consommateurs, selon une nouvelle analyse publiée le 9 octobre 2017 par "The Australian". Plus grande encore que les affaires Ponzi, Madoff et Enron selon ce journal.

Tout en investissant d'énormes ressources financières pour soutenir le développement d'énergies renouvelables, les gouvernements n'apportent aucun avantage perceptible aux citoyens. «Les gouvernements du monde entier sont tombés dans le piège des arnaqueurs des énergies renouvelables parce qu'il est nécessaire, du moins sur le plan politique, d'agir en faveur du changement climatique», écrit Judith Sloan, une économiste australienne.

En 2017, uniquement en France, plus de 7 milliards d'euros seront ponctionnés[1] sur les factures d'électricité via une taxe (appelée "contribution au service public de l'électricité") et transférés des consommateurs vers les gestionnaires d'énergies renouvelables. Ce montant s'élèvera à plus de 10 milliards d'euros en 2022 ! Et une grande partie de ces sommes folles subventionne des entreprises détenues à l'étranger (Chine, Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Danemark,…).

De plus, d'autres subventions financées par les contribuables coexistent. Le fabuleux montant global éclipse toutes les autres aides gouvernementales à l'industrie.

Le mauvais combat des antinucléaires contre CIGEO

Par Michel Gay et Gérard Petit

Les antinucléaires voient dans le projet de Centre industriel de stockage géologique des déchets nucléaires (CIGEO) à Bure la quintessence de leurs batailles.

L’enjeu est de rallier l’opinion à la cause des "sauveurs des générations futures" en la convainquant de la dangerosité de cet "enfouissement".

Or, l’essentiel est déjà acquis pour ce processus fondé sur des études et des essais démarrés il y a plus de quinze ans, encadré par le Parlement et évalués par l’ASN.

Pour les manifestants rassemblés sur le site de Bure le 15 août 2017, il est essentiel de s’opposer au stockage profond des déchets nucléaires car celui-ci bouclerait ainsi le processus industriel de production d’électricité nucléaire.

En effet, tant que ce dernier maillon ne sera pas opérationnel, les opposants pourront toujours clamer que cette filière "ne sait pas quoi faire de ses déchets", argument éthique majeur pour en dénoncer l’usage en ruinant sa pérennité.

Pour les opposants, après avoir joué avec le feu nucléaire, les générations du baby-boom auraient lâchement laissé à leurs descendants le fardeau délétère des déchets.

Or, c'est faux. Au contraire d’autres activités industrielles, l’électronucléaire gère rigoureusement ses déchets (caractérisation, comptabilité, traçabilité, réduction des volumes,…). Mais ce mérite ne doit surtout pas lui être reconnu car le devenir des déchets ultimes sert d’ancrage aux contestataires de cette source d'énergie.

Voiture électrique : "no limit" pour moins… d'un litre au 100 km !

Par Michel Gay

La voiture "no limit" (en distance…) qui consomme moins d'un litre au 100 km existe déjà (!) grâce à un petit groupe électrogène appelée EP Tender[1]. Celui-ci s'attelle pour le moment de manière expérimentale à la voiture électrique ZOE[2] de Renault, spécialement équipée.

Se déplacer ponctuellement "sans limite" (kilométrique) dans la journée devient possible pour une consommation annuelle dérisoire inférieure à un litre "au 100".

Ceux qui souhaitent limiter leur consommation d'énergies fossiles et leurs émissions de polluants divers seront satisfaits, même si le coût d'utilisation reste plus élevé qu'avec une voiture essence de même catégorie.

Le conducteur de la nouvelle ZOE (donnée pour 400 km d'autonomie) peut faire sans risque un aller-retour à une distance de 150 km (300 km au total) sans réfléchir à son mode de conduite et à sa consommation (climatisation, chauffage, phares, dégivrage,…).

6 raisons d'acheter (ou pas) une voiture électrique (type ZOE 40)

Par Michel Gay

Ah qu'il est difficile de franchir le pas pour acheter un véhicule électrique ! Tant de questions se posent.

Voici six raisons de se lancer (ou non…), en commençant par l'autonomie : sera-t-elle suffisante ?

1) Autonomie et temps de charge

La voiture électrique ZOE 40, par exemple, est censée parcourir 400 km suivant un protocole européen ("NEDC") qui sert actuellement de référence. Mais Renault indique clairement qu'il vaut mieux miser sur une autonomie de 150 km à 300 km, suivant les conditions d'utilisation et la météo, comme l'indique son simulateur en ligne[1].

A l'issue d'un si long parcours, il faudra compter jusqu'à 10 heures pour recharger complètement une voiture électrique "vide" sur une prise domestique standard (16 Ampères) qui recharge à "3 kWh par heure" (correspondant à 16 km "emmagasinés" par heure de recharge). Une utilisation de 50 km par jour ne demande que 3 heures de recharge pour une voiture "consommant" environ 18 kWh / 100 km (cas de la ZOE).

Pour réduire ce temps, il existe des bornes de recharge rapide. Elles permettent de récupérer près de 80 % de la charge en moins de 30 minutes. Attention, ces bornes ne sont pas encore standardidées et il faut se munir des différentes prises (avec les câbles).

Dans ces conditions, un Paris-Nice reste encore difficilement envisageable. Prévoir de faire des pauses régulières de quelques heures, ou d'au moins 1/2 heure si… vous trouvez une borne de recharge rapide qui fonctionne et qui est libre.

Un milliard d'export… d’électricité

Par Michel Gay

Sur les douze derniers mois (juillet 2016 à juin 2017), le solde exportateur d’électricité de la France est de 35 térawattheures (35 TWh = 35 milliards de kilowattheures) pour un gain d’un milliard d’euros[1].

Plus précisément, durant cette période, la France a exporté 56 TWh vers ses voisins européens à un prix moyen de 40 € par mégawattheure (€/MWh) pour un total de 2,3 milliards d’euros, et elle a importé 21 TWh à un prix moyen de 56 €/MWh pour un total de 1,2 milliards d’euros (voir PJ). Le bilan bénéficiaire d’un milliard d’euros couvre largement les frais du combustible.

En effet, le rapport de la Cour des comptes de 2012 annonçait un coût de fabrication du combustible (y compris l’achat d’uranium naturel) de 5,21 €/MWh. Il faut y ajouter la provision pour déconstruction et pour fin de cycle du combustible (2,62 €/MWh), puis la réévaluation ultérieure de l’ANDRA (Agence Nationale pour les Déchets Radioactifs) d’un €/MWh supplémentaire. Il est donc retenu 3,62 €/MWh.

Soit, au total 8,83 €/ MWh, arrondi à 9 €/MWh.

Un réacteur qui exporte sa production à 40 €/MWh couvre donc plus de quatre fois le seul coût variable du combustible incluant la gestion des déchets.

Le futur Airbus pourra t-il décoller ?

Votre avis est sollicité.

Par Michel Gay

La "vox populi" est-elle capable de juger la conception et la solidité des ailes d'un Airbus ou de la cuve d'un réacteur nucléaire ?

Au travers d’une consultation publique, l’avis de la population est formellement sollicité[1] par l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) jusqu'au 12 septembre 2017 pour juger de l’aptitude au service de la cuve du réacteur nucléaire EPR, actuellement en construction à Flamanville…

Consultation du public…

 

Après une instruction de plus de deux ans, l’ASN a rédigé un projet d’avis qui entérine l’aptitude au service du fond de cuve du réacteur EPR de Flamanville, avec un suivi spécifique, et du besoin de remplacer le couvercle avant 2024.

Ce "oui, mais…" de quelques lignes vient en conclusion des milliers de pages rédigées par des industriels, des organismes de contrôle, et par des comités d’experts.

Fermer 17 réacteurs nucléaires ? Nicolas Hulot incohérent

Par Michel Gay

Le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot a annoncé le 10 juillet 2017 sur RTL qu’il faudra fermer "peut-être jusqu’à 17 réacteurs nucléaires" pour ramener à 50 % la part de l’atome dans la production d’électricité à l’horizon 2025 afin de respecter la loi sur la transition énergétique.

" Il faut qu’on regarde" a-t-il précisé. Monsieur Hulot ferait bien de "regarder" avant de faire des annonces fracassantes.

Des visions incohérentes et antagonistes

Nicolas Hulot avait présenté quelques jours plus tôt (le 6 juillet) son plan climat dans lequel il prévoit de supprimer les voitures à essence et diesel d'ici 2040 pour les remplacer par des voitures électriques[1].

Et d'où viendra le surplus d'électricité (30 milliards de kilowattheures pour un million de voitures électriques selon l'ADEME[2]) ?

Pense t-il vraiment qu'en recouvrant la France d'éoliennes et de panneaux solaires les ruineuses productions erratiques des éoliennes et des panneaux photovoltaïques y pourvoiront ?

Le mirage des énergies fatales

Par Michel Gay

L’ADEME a publié en 2016 un scénario permettant de produire 100% d'électricité renouvelables[1] en France en 2050. Ces sources d'énergie ont, pour la plupart (éolien, solaire, marée), une production intermittente et fatale. Elles produisent selon les caprices de la nature.

Leurs coûts de production sont exorbitants pour la collectivité, notamment pour l'éolien et le solaire. Il faut en effet y ajouter ceux des moyens complémentaires de soutien (stockages, productions thermiques) pour la gestion de l’intermittence .

La quantité d'énergie renouvelable produite en moyenne sur une longue période (une année par exemple) peut égaler la consommation. Mais la vrai question (cruciale) est : « la puissance fournie est-elle disponible en permanence pour équilibrer le besoin dans le réseau de distribution ? ». Il est en effet nécessaire de produire de l'électricité en permanence pour équilibrer les besoins en temps réel, sous peine d'effondrer le réseau.