Electricité : produire "local", est-ce conforme à l'intérêt général ?

Par Michel Gay et Jean Fluchère

Certains Français expriment la volonté de produire et de consommer localement leur électricité. Pourquoi pas ?

Mais est-ce compatible avec l’intérêt général ?

Exaltation de l'individualisme

Cette volonté semble sous-tendue par une idéologie individualiste qui tend à rejeter le "centralisé" et à survaloriser le "local" en y attachant une valeur morale.

Or, ceux qui ont les moyens d’auto-consommer feront porter les surcoûts sur la collectivité, et notamment sur les autres ménages, car cette nouvelle "mode" repose sur une vision erronée de la production d’électricité.

Les incohérences de Monsieur Hulot

Par Michel Gay

Cette lettre et ses annexes peuvent être téléchargées : Lettre ouverte au ministrepdf306.40 Ko

Monsieur le Ministre de la Transition énergétique et solidaire,

Bien écrit, clair, contenant des informations essentielles et bien présentées, le dossier de 168 pages du maître d’ouvrage pour le débat public[1] sur le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 2018) qui définit la politique énergétique de la France jusqu’en 2028, et dont vous avez signé l’éditorial, n’en est pas moins incohérent dès les premières pages.

Tout au long de ce document partial, le dogme antinucléaire (réduire coûte que coûte l'énergie nucléaire) ainsi qu'une confusion entre les objectifs et les moyens entachent le raisonnement.

Déchets nucléaires : où est le problème ?

Par Michel Gay

Les déchets nucléaires cristallisent les passions alors qu'ils n’ont jamais provoqué d’accident de transport ni de stockage, ni d'aucune sorte. Et ils n'en provoqueront jamais selon toute probabilité.

Les craintes suscitées par les déchets nucléaires reposent principalement sur de fausses croyances répandues par une propagande anti-nucléaire malveillante.

Toutes les catégories de déchets nucléaires disposent, ou sont en voie de disposer, de solutions de traitement adaptées. Le futur centre industriel de stockage géologique CIGEO[1] complètera notre dispositif national au-delà de 2030.

Jusqu’où faut-il aller dans les dépenses de sûreté nucléaire ?

Le principe de précaution tue !

Par Michel Gay et Jean-Pierre Riou

S’il devait s’appliquer à lui-même, le principe de précaution s’interdirait tout seul tant il est dangereux. Les marchands de peur font courir des risques plus grands encore aux moutons qu’ils affolent en agitant leurs épouvantails. La gestion des risques ne doit pas céder à l’émotion mais s'en tenir à la mesure des faits.

Une certaine presse privilégie les titres racoleurs et les articles à sensation à l’objectivité du contenu. Elle préfère se faire l’écho des rapports officiels quand ils sont alarmants plutôt que lorsqu'ils sont rassurants.

Les leçons de Fukushima

L’analyse du tsunami qui a submergé Fukushima en mars 2011 est riche d’enseignements :

Confusion dans le pilotage de la politique énergétique de la France

Par Michel Gay

Une grande confusion s’est installée dans l'élaboration de la future programmation pluriannuelle de l'énergie[1] (PPE) entre énergie et électricité. Cette dernière ne représente qu'une composante minoritaire de la première, et elle est déjà décarbonée.

Elaborée par le ministère de la Transition écologique et solidaire, la PPE est pourtant "l'outil de pilotage de la politique énergétique de la France" qui vise à diminuer les émissions de gaz carbonique (CO2).

Les offres de gaz “vert”, késako ?

Par Michel Gay

Depuis quelques années, les fournisseurs de gaz sont toujours plus nombreux à proposer des offres de "gaz vert". Comment est-il produit ? Qualifié de bio ou de renouvelable, le gaz devient presque sympathique, mais qu'entend-t-on par gaz d'origine renouvelable ? Est-il si "vert" que ça ?

Explications.

Gaz vert, kézaco ?

L’expression “gaz vert” désigne en premier lieu le biométhane comme source d’énergie.

Au contraire du gaz naturel présent dans les sous-sols de la planète, il est obtenu par un procédé chimique et biologique, la “digestion anaérobie” (en l’absence d’oxygène).

Nucléaire : quand un journaliste a du plomb dans la plume

Par Michel Gay et Pascal Goddard

L’article de Frédérick Macé[1] « Quand le nucléaire a du plomb dans l’atome » concernant la production électronucléaire dans notre pays n’échappe malheureusement pas aux désinformations et poncifs de certains médias orientés et peu scrupuleux d’une approche réaliste et économique.

Ce journaliste écrit que "le nucléaire n’a plus la cote" dans le monde.

Or, début 2018, 449 réacteurs sont en fonctionnement, et 56 sont en construction dans le monde[2]. L'Inde vient de commander 12 réacteurs nucléaires[3] Ce n’est pas tout à fait une régression du domaine électronucléaire. Des pays comme la chine l’Inde la Russie, la Corée de sud, les Émirats Arabes Unis construisent actuellement des réacteurs nucléaires, et ils ont des objectifs d’augmentation de leurs capacités.

L'article cite monsieur le secrétaire d’état Lecornu qui vante la compétitivité des énergies renouvelables.

Energie : l’Europe se couche-t-elle pour mourir dans ses chimères ?

Par Michel Gay et Jean-Pierre Riou

L’Europe voit un risque dans chaque opportunité tandis qu’émerge un monde nouveau (Chine, Inde,…) qui décèle une opportunité dans chaque risque.

Ainsi s’éteignent les civilisations, anesthésiées par la facilité et le confort hérités des générations qui se sont battues non seulement pour leur liberté, mais aussi pour produire une énergie source de vie et de richesses. Elles ne croient plus au progrès, elles jouissent avec précaution de leurs acquis.

"Il n'y a qu'une fatalité, celle des peuples qui n'ont plus assez de forces pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir. Le destin d'une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction." (Charles de Gaulle)

Le retour de la route de la soie… à l’envers

RTE ne nous dit pas tout !

Par Michel Gay

Lors de la pointe de consommation d'électricité en France le 27 février 2018, le Réseau de Transport d'Electricité (RTE) ne nous a pas tout dit.

RTE a omis de dire qu'EDF avait prolongé l'exploitation de deux réacteurs nucléaires (Gravelines 6 et Tricastin 4) pendant une semaine pour pouvoir faire face à l'augmentation de la consommation prévue pendant la vague de froid du "Moscou - Paris". Leur arrêt était prévu le 24 février[1] pour renouvellement du combustible.

RTE ne nous a pas dit que près d'un gigawatt (GW) de consommation industrielle avait dû être "effacé" lors de la pointe de consommation du 27 février, selon un tract de la CFE-CGC du 28 février.

RTE ne nous a pas dit que, par chance, il y a avait un peu de vent dans cette situation anticyclonique froide et que les éoliennes ont pu fournir "par hasard" 3 GW[2] non programmables (sur près de 14 GW[3] de puissance installée…) à la pointe du soir le 27 février à 19h30.

RTE ne nous a pas dit que les panneaux solaires n'ont été d'aucun secours pour répondre au besoin de consommation à ce moment là (19h30).

Pour l'amour du ciel !... et de la France

Lettre ouverte au Président de la République

Par Michel Gay

Monsieur le Président de la République,

J’attire solennellement votre attention sur le drame social en train de se nouer dans le domaine de la production énergétique de la France, notamment nucléaire, et à l’initiative des pouvoirs publics.

Certains responsables politiques et fonctionnaires souhaitent diminuer jusqu'à 50% la production d'électricité d'origine nucléaire dans le mix énergétique national.

Aveuglés par l’imprégnation écologiste de leur politique dans une optique clientéliste, ils n’ont sans doute pas conscience des dramatiques conséquences industrielles et économiques des décisions qu’ils prennent, ou prorogent, avec une hallucinante désinvolture.

Il est difficilement concevable que cette forfaiture ait reçu vos encouragements.

Ministère de l'écologie : la valse des épithètes

Par Michel Gay et Jean-Pierre Riou

Le Ministère de la Transition écologique et solidaire vient de publier (janvier 2018) le suivi de la "Stratégie Nationale Bas Carbone" (SNBC) qui permet enfin d'évaluer les effets de l'effort financier considérable visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Les épithètes ne manquent pas : "Bas carbone, novateur, intelligent, responsable, durable, citoyen, participatif, solidaire" . Mais que masquent-ils ?

Les moyens mobilisés

La plus grosse partie du financement de cette politique (5,68 milliards d'euros !), provient de la contribution au service public de l'électricité (CSPE), une taxe sur la facture d'électricité, payée par tous (à l'exception des tarifs spéciaux accordés aux plus précaires), contrairement à l'impôt qui est proportionnel aux revenus.

Indicateur pilote investissement

 Source Suivi des recommandations "transversales" de la "stratégie bas carbone"

Le patron du Réseau de transport d'électricité (RTE) casse le thermomètre !

 Par Michel Gay et Jean-Pierre Riou


Monsieur François Brottes, Président du Directoire de RTE depuis le 1er septembre 2015, vient tout simplement de casser le thermomètre dans le bilan électrique 2017 de la France pour masquer partiellement l'augmentation des émissions de CO2 du système électrique français !

Biomasse : casser le thermomètre pour faire tomber la fièvre.

La confusion entre les objectifs et les moyens pour limiter l'évolution du réchauffement climatique a permis l'essor des énergies renouvelables, même en France où le parc de production d'électricité n'émet quasiment pas de CO2 qui contribuerait à l'effet de serre.

Avec l'émission de presqu'une tonne de C02 par mégawattheure (tCO2/MWh) d'électricité produite, les énergies renouvelables telles que la biomasse, le biogaz, ou les bio-déchets sont parmi les plus émettrices de CO2 avec… le charbon.

Leur bénéfice environnemental est donc pour le moins contestable.

Comme au Tréport, les Bretons bientôt "sacrifiés" à l'aluminium et au zinc ?

Par Michel Gay

Le système de protection contre la corrosion des éoliennes en mer commence à polluer la Mer du Nord et la Mer Baltique avec de l’aluminium. Les « anodes sacrificielles » en aluminium, zinc et indium[1] des supports en acier, dont le but est d’empêcher la corrosion par le sel marin, sont pointées du doigt en Allemagne.

Les 6500 éoliennes prévues en 2020 vont rejeter 13 000 tonnes de composés métalliques dans la mer, selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel[2]

Réchauffement climatique et particules fines : l'Allemagne dans l'impasse

Par Michel Gay et Jean-Pierre Riou

Alors que les émissions de CO2 (un gaz à effet de serre) de la production d'électricité à partir de combustibles fossiles diminuent régulièrement depuis 10 ans en Europe, celles de l'Allemagne ne baissent quasiment pas[1]. Elles sont mêmes identiques en 2009 et en 2016 comme l'indique la ligne horizontale (en bas du graphique ci-dessous), alors que la ligne oblique du haut témoigne de cette baisse importante en Europe.

Les négriers éoliens déboutés !

Par Michel Gay

Le site "Le Tarn libre" nous informe qu'il est… libre, ainsi que l'auteur de l'article qui avait publié[1] en mai 2015 un communiqué fustigeant la disproportion entre les sommes distribuées par les promoteurs éoliens d'une part aux collectivités et aux souscripteurs et, d'autre part, celles engagées pour la réalisation d'un projet d'installation d'éoliennes.

Injure et diffamation ?

Dans le communiqué publié par le site internet du journal "Le Tarn Libre", l'auteur Pierre Ducassé indiquait notamment pour le parc d'Albine (dans le Tarn) :

"(…) les promoteurs éoliens appâtent les élus locaux en leur faisant miroiter des recettes fiscales mirobolantes. Peu importe que les chiffres annoncés soient largement surévalués, les élus trompés n’iront pas le chanter sur les toits.

Fessenheim : pour une poignée d'écologistes… et quelques cacahuètes

Par Michel Gay et Jean-Paul Crochon

La fermeture de la centrale de Fessenheim était un des engagements de campagne de François Hollande au motif que la centrale arrivait en fin de vie, qu’elle était « vieille », et située sur une faille sismique.

Pourtant l’Autorité de Sûreté Nucléaire n’a jamais demandé la fermeture de cette centrale qui a fait l’objet de programmes de modernisation (comme les autres centrales d’EDF de même type).

L’argument de risque pour la sûreté n’était guère crédible. Ségolène Royal, alors Ministre de l’Energie, avait même évoqué l’idée de remplacer la fermeture des deux réacteurs de Fessenheim par celle de deux réacteurs de la centrale de Tricastin (qui en comporte quatre), de manière à ne pas trop dégrader la situation de l’emploi en Alsace.

En réalité, tout le monde savait bien que le candidat François Hollande voulait acheter les voix des électeurs écologistes antinucléaires pour être élu.

Le nucléaire sauvera l'humanité de la pénurie d'énergie et du réchauffement climatique

Par Michel Gay

La France fut pendant 20 ans (1977 - 1997) la championne mondiale du développement et de l’exploitation de l’énergie nucléaire jusqu'à la décision politique en 1997 de l’abandon de Superphénix qui préfigurait la quatrième génération des réacteurs nucléaires.

La Russie, l’Inde et la Chine ont poursuivi leur développement dans ce domaine et sont maintenant en mesure de présenter des réacteurs dits "rapides" qui conduiront le monde vers une énergie nucléaire durable pour des millénaires tout en s’affranchissant de toute dépendance politique dans l’approvisionnement des matières fissiles.

La France continuera-t-elle à s'impliquer dans le développement de cette énergie qui, associée à l’hydro-électricité, lui a permis d'être l’un des pays "riches" avec une électricité parmi les moins chères et la moins émettrice de gaz à effet de serre par habitant au monde ?

L'enfumage des énergies renouvelables "pas chères"

Par Michel Gay

La France est un des rares pays industriels qui dépend peu du gaz et du charbon pour sa production d'électricité grâce principalement à son parc de 19 centrales nucléaires contenant 58 réacteurs. C’est aussi l'un de ceux où le prix de l’électricité est le plus bas, et l'air le moins pollué.

Faudrait-il se passer de ce remarquable atout au profit d'énergies renouvelables vantées comme "compétitives" dans certains médias[1] ?

Maintenir l'équilibre du réseau d'électricité a un coût

Pour maintenir un réseau électrique en permanence à l’équilibre entre la consommation et la production, il faut disposer en permanence de moyens pilotables pouvant réagir instantanément. C’est tout l’art des techniciens en charge du réseau de veiller à cette stabilité. Mais il y a des limites.

La plupart des énergies renouvelables, notamment les éoliennes et les panneaux photovoltaïques sont fatales et intermittentes. Leurs variations aléatoires ne sont pas contrôlées. Tout va bien tant que leur contribution à la puissance totale fournie est faible (moins de 20%).

Lorsqu’une situation « anticyclonique » s’installe sur l’Europe, le vent peut manquer sur tout le continent[2], et il n’y a pas de soleil la nuit ni les jours nuageux, notamment en hiver.

Cette situation (qui devrait crever les yeux de tous) n'empêche cependant pas les adorateurs de l'éolien et du photovoltaïque de déclarer régulièrement[3] que "ces deux énergies seront globalement moins chères que les énergies fossiles (fuel, gaz, charbon)".

C'est non seulement faux mais c'est du bourrage de crane auquel se prêtent certains journalistes alimentés par le Syndicat des énergies renouvelables.

Faut-il "brider" le dragon nucléaire chinois ?

Par Michel Gay

Le développement dynamique du nucléaire chinois fascine les entreprises françaises désireuses de trouver de nouvelles opportunités commerciales à l'étranger tandis que la France semble vouloir bouder le nucléaire. Le pays du sourire pourrait devenir leur nouvel El Dorado.

Mais peut-on dîner avec le Dragon, même avec une grande cuillère ?

Et si, en 2018, on libérait aussi l'énergie nucléaire ?

Par Michel Gay

Sébastien Lecornu, secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire, a annoncé le 7 décembre la création prochaine de deux groupes de travail[1] : l’un sur l’énergie solaire, l’autre sur la méthanisation pour simplifier la réglementation afin de "libérer" ces énergies renouvelables.
Il a déclaré : "Ce que nous avons fait pour l’éolien, nous le ferons pour le solaire photovoltaïque et la méthanisation. Nous avons un sérieux retard[2] (?) à rattraper sur les autres pays européens."

"Subprime" et nouveau "capitalisme vert"

Par Michel Gay

Y aurait-il un nouveau capitalisme « vert » miraculeux ?

Le montage financier (la bulle ?) en préparation autour des énergies renouvelables, notamment l'éolien et le photovoltaïque, récemment encouragé par le Président de la République[1], va appauvrir, voire ruiner de nombreux Français. Ce fut déjà le cas pour des Allemands[2] qui avaient massivement investi dans des entreprises[3] de fabrication de panneaux solaires[4] et d'éoliennes[5].

Au bas de la construction, il y a des citoyens. Certains sont prêteurs (avec leurs économies, même sans le savoir), d'autres sont emprunteurs et assurent, ou non, le remboursement des prêts.

Le retour des "subprimes" ?

Pendant que Ségo glisse sur la glace…

Par Thierry Levent[1] et Michel Gay

En novembre 2017, l’impératrice des pingouins Ségolène Royal, la nouvelle "ambassadrice des pôles"[2], s’en est allée glisser consciencieusement sur la glace en Laponie avec l'argent des contribuables[3] dans un traineau futuriste certifié sans émissions de gaz polluants (attention toutefois aux pets méthanisés des chiens). Pendant ce temps, son successeur, notre actuel ministre de l’écologitude décroissante se prend tous les jours le mur des réalités dans la figure : bide[4] (coûteux) de la FLOP23, glyphosate, nucléaire, et bientôt notre drame des Landes.

Catastrophitude

Le passage ravageur (mais "éco-conscientisé") au ministère de l'écologie de celle qui a endetté le Poitou pour 19 ans[5] pouvait faire espérer que le programme du nouveau ministre ne serait pas pire. C'est raté. Nicolas Hulot a repris celui de Ségolène Royal en usant et abusant de l'argument du catastrophisme pour nous faire gober tout et n’importe quoi, y compris que l'avenir réside dans les énergies renouvelables, et pas dans le nucléaire.

Nucléaire et renouvelables seraient complémentaires ? La bonne blague !

Par Michel Gay

Le terme « complémentaire » évoque la rationalité et le soutien mutuel fécond. Il est pourtant mal choisi si les énergies renouvelables intermittentes (EnRI) sont chargées de détruire le nucléaire au moyen de règles arbitraires établies sur une ruineuse idéologie « verte ».

Bien que déjà décarbonée à 95%, l’électricité produite en France est parfois présentée comme encore insuffisamment « verte ». La complémentarité est donc une justification commode pour insérer des EnRI (donc hors hydroélectricité) dans un système jusque là robuste reposant principalement sur le nucléaire et qui a démontré depuis longtemps sa performance technique et économique.

Des pays dont le mix électrique repose majoritairement sur des énergies fossiles (charbon et gaz), comme l'Allemagne, peuvent trouver avantage à leur substituer partiellement des sources non carbonées "complémentaires" comme des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques.

Le gaz naturel liquéfié, rempart contre la Russie ?

Par Michel Gay

Une mesure adoptée en juillet 2017 par la Chambre des représentants des États-Unis vise à promouvoir le gaz naturel liquéfié[1] (GNL) en Europe pour améliorer sa sécurité énergétique et ainsi contrer l'influence de la Russie. Son objectif est aussi (accessoirement…) de soutenir le développement de l’infrastructure gazière américaine.

Selon l'administration américaine, la Russie utiliserait l'énergie[2], notamment le gaz, "comme une arme pour contraindre, intimider et influencer" les pays européens.

La thèse de doctorat de Poutine en 1997 se terminait par ces mots : "Pour que la Russie émerge de sa crise profonde et atteigne sa puissance antérieure, les matières premières du pays constituent le facteur le plus important de son développement à court terme. (…) Son avenir dépend de l'ampleur de l'utilisation du potentiel des richesses naturelles".

La Russie souhaite actuellement atteindre la domination mondiale dans trois secteurs critiques : le pétrole (Rosneft), le gaz (Gazprom), et l'énergie nucléaire (Rosatom).

Le photovoltaïque brisera le dos du canard

Par Michel Gay

Pour céder la place à la production d'électricité photovoltaïque fatale en milieu de journée, les moyens conventionnels pilotables (charbon, gaz ou nucléaire) sont contraints par la loi[1] à diminuer leurs productions. Mais attention !… Une trop forte diminution pourrait "casser le dos du canard"[2] (la forme de la courbe de production thermique) et aboutir à une panne généralisée d'électricité appelée "black-out".

Cette production fatale d'électricité photovoltaïque (PV) uniquement centrée sur quelques heures est un handicap pour la France. Elle atteint son maximum au midi solaire (un jour sans nuage), puis décroit rapidement dans l'après-midi alors que la consommation d'électricité, au contraire, remonte en fin de journée pour atteindre son maximum vers 19h00.

Le soir, les moyens conventionnels redeviennent donc indispensables pour compenser rapidement cette diminution d'électricité solaire afin de répondre aux besoins des Français.

Misère, on va tous mourir… de peur

Par Thierry Levent et Michel Gay

Dernièrement encore, les médias ont alerté les Français sur une énième apocalypse sanitaire qui serait due aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens.

Leur ardeur écolo-bobo à vouloir émouvoir colle à la doxa actuelle d’une heuristique de la peur, chère aux adeptes écologistes de la "deep-ecology". Cette tendance, à l’œuvre depuis plusieurs années avec la complicité d’une partie du personnel politique se réclamant du "camp du bien", a atteint son objectif : avoir peur de tout est dorénavant la règle.

L'idéologie de la peur a pris le pouvoir.

L’idéologie remplace la science. L’esprit critique est cloué au pilori, les (vrais) experts techniques sont conspués, les lanceurs d’alerte (autoproclamés) adulés, et l’analphabétisme scientifique recommandé.

La démocratie des crédules[1] est installée pour le plus grand bonheur des prosélytes du catastrophisme institutionnalisé. Le "principe de précaution", mal assimilé et mal utilisé, a eu raison du risque calculé.

Dans ces conditions, de plus en plus de Français refusent les vaccins, les OGM, et le nucléaire.

Ils pensent au suicide dès qu’ils se mettent à table, restent en apnée les jours de brouillard, se précipitent sur les saintes carottes bio, et chez les gourous des médecines alternatives.

Energies renouvelables : mais où sont donc passés les emplois promis ?

Par Michel Gay

Le développement des énergies renouvelables devait créer 100 000 emplois en France en quelques années selon les déclarations de Ségolène Royal[1] (alors Ministre de l’écologie) en août 2015, lors de la promulgation de la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV).

Mieux encore. Delphine Batho, qui l’avait précédé à ce poste, déclarait en décembre 2012 "La prévision, à ce jour, sans effort supplémentaire de l’Etat, c’est 295.000 créations d’emplois d’ici 2020. Quand on dit 100.000 emplois en trois ans, c’est un objectif crédible, réaliste".

L’ex-députée de l'Ardèche, Sabine Buis, s'enthousiasmait[2] encore en octobre 2013 des milliers d’emplois supplémentaires qu'allaient créer les énergies solaires et éoliennes.

Benoit Hamon, l'ancien ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire, a même réaffirmé en mars 2017 «Cette transition énergétique va être riche en emplois[3]. Là où on fait de l'énergie renouvelable, on fait six fois plus d'emplois qu'avec de la production d'énergie classique ou nucléaire».

Et si les autoroutes devenaient électriques ?

Par Michel Gay

camion autoroute electrique

Et si les autoroutes étaient électrifiées avec des caténaires pour les camions et les cars, comme les voies ferrées l'ont été pour les trains ?

Ce serait un bon début pour diminuer notre consommation de pétrole, donc aussi nos émissions de gaz à effet de serre, alors que se déroule à Bonn (Allemagne) la grande messe annuelle sur le climat[1] appelée COP 23.

Est-ce techniquement réalisable ?

Oui, répondent les constructeurs[2].

1) Quelques adaptations des lignes électriques aux particularités d'une autoroute, notamment les panneaux de signalisations et les ponts, s’imposeront. La ligne électrique peut être tronçonnée entre les obstacles, y compris certains tunnels. Le camion est alors alimenté pendant quelques centaines de mètres (ou plus d'une centaine de kilomètres si nécessaire) par ses propres batteries rechargées en quelques heures pendant le trajet sous caténaire. Elles lui permettront aussi de doubler un autre véhicule.

Transition énergétique : "désolé, on s'est trompé…"

Par Michel Gay

Par un soir froid sans vent de janvier 2020, en rentrant du travail, les Français poussent un peu leur chauffage. A 19h00, tout s’éteint. C’est le « black-out », la coupure généralisée de courant mettant en péril la vie de millions de citoyens.

Comment a-t-on pu en arriver là, et où sont les responsables ?

Dans son scénario 2050, l'ADEME a prévu que la part de production d'électricité soit de 17% pour le solaire et 63 % pour les éoliennes.

Ce soir là, les trois quarts des d’éoliennes sont au repos (par manque de vent) et les panneaux photovoltaïques ne produisent rien dans le noir.

Les barrages hydrauliques turbinent déjà à plein régime (à condition qu’il ait plu les semaines précédentes).

Surprise ! Le chauffage électrique est écologique.

Par Michel Gay

Qui l'eut cru ? Contrairement à certaines affirmations péremptoires, le chauffage électrique en France (avec pompe à chaleur ou non) n'émet pas, ou peu, de gaz à effet de serre, ni de polluants atmosphériques.

Explications

Pendant les trois jours ouvrés d'été du mercredi 6 au vendredi 8 septembre 2017, la puissance minimum appelée a été d'environ 40 gigawatts (GW) à 4h00 du matin[1] (pas de chauffage électrique, peu de climatisation et de froid industriel).

La puissance maximum durant cette période sans chauffage se situe toujours vers midi : elle a été d'environ 55 GW, soit un écart de 15 GW. (Certains jours, l'écart peut varier jusqu'à 20 GW).

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