Pourquoi la Légion d'honneur ?

Par Michel Gay

Simple récompense du prince, voire vulgaire "hochet" pour certains, véritable honneur décerné par l'institution républicaine et récompensant des "mérites éminents" pour d'autres, la Légion d'honneur ne laisse jamais indifférent.

Mais pourquoi Bonaparte a-t-il créé la Légion d'honneur ?

Une masse de granit

Napoléon Bonaparte était certes un génie militaire mais, vers 1800, sa priorité était de reconstruire une France à l'agonie, ruinée, haineuse et désespérée. La Terreur puis le Directoire avaient laissé le pays dans une déliquescence telle que "le peuple avait démissionné" selon le terme de Roederer en juin 1799 (prairial an VII).

Entre deux fulgurantes victoires, Bonaparte rentrait à Paris pour relancer l'économie, refonder l'industrie, bâtir les infrastructures et organiser l'administration dans un pays qui en était dépourvu. Il forgea la préfectorale, les administrations judiciaire et fiscale telles qu'elles existent encore aujourd'hui, après plus de 200 ans.

Mais, son grand projet était de réaliser ce qu'il appelait "la fusion".

Convaincu qu'aucun redressement ne serait possible sans d'abord réaliser une unité nationale, il s'attela à rassembler toutes les fractions d'un peuple qui se haïssaient et se jalousaient en les forçant à travailler ensemble. Il voulait reconstituer des "masses de granit" capable de recréer du lien dans un peuple sans repère.

C'est ainsi que naquît l'idée d'une "noblesse démocratique", d'une "légion" qui devait, selon Bonaparte, inspirer l'exemple.

La grande fumisterie allemande des centrales électriques à hydrogène

 Par Michel Gay

L’Allemagne annonce la construction de presque 24 gigawatts (GW) de centrales « à hydrogène » qu’elle veut faire subventionner par l’Union européenne (UE). En réalité, ces centrales fonctionneront principalement au gaz « de schiste » importé des Etats-Unis, puis ensuite au gaz « naturel » de Russie (c’est toujours du méthane) quand les relations politiques avec l’Europe seront meilleures dans quelques années.

L’Allemagne gruge les Européens

Le ministre de l’Énergie et la Protection du Climat, Robert Habeck a annoncé 1er août 2023 qu’un accord de principe a été trouvé avec la Commission européenne sur les conditions-cadres relatives aux aides d’État (subventions) pour la construction de 23,8 GW de futures centrales électriques à hydrogène qualifiées de « climatiquement neutre »...

Comme il est impossible que les quantités d'électricité nécessaires à la production d'hydrogène et de « e-carburant ou e-fuel » (carburant de synthèse avec de l’hydrogène et du CO2) à partir des énergies renouvelables soient disponibles, nos « partenaires » allemands useront de leur position dominante dans l’Union européenne pour déclarer qu'à l'impossible nul n'est tenu afin de justifier cette nouvelle arnaque.

Électricité : Français, dormez tranquille, l’impéritie du gouvernement vous ruine !

Par Michel Gay

Après la hausse de 15% en février 2023, le prix de l’électricité augmente de 10% au 01 août 2023.

En 2023, le tarif réglementé de vente, et toutes les offres qui y sont indexées, auront donc augmenté non pas de 25%, mais de 26,5% ! Et ce n’est pas fini !

Cette hausse est due principalement à l’incompétence de nos responsables politiques qui ont mené une politique énergétique insensée fondée sur les énergies renouvelables et qui ont tergiversé pendant 20 ans sur le nucléaire. Ils ont même fermé 2 réacteurs nucléaires en parfait état de fonctionnement à Fessenheim en 2020.

Et l’alibi du conflit en Ukraine se révèle bien pratique !

Jusqu’où la facture ne montera-t-elle pas (comme l’écureuil) ?

Par idéologie et intérêts financiers favorables surtout à l’Allemagne, la Commission européenne impose à la France, depuis plus de 20 ans, une politique énergétique allemande suicidaire fondée sur des énergies renouvelables éoliennes et solaires. En acceptant passivement cette politique par incompétence de ses responsables politiques, la France se tire une balle dans le pied.

Europe de l’énergie : la trahison de l’Allemagne

Par Michel Gay

L’Allemagne trahit les principes européens d’entraide, notamment en finançant des fondations pour saboter méthodiquement l’industrie nucléaire en France.

L’Allemagne veut affaiblir la France

L’Allemagne veut affaiblir l’industrie de la France qui lui fait concurrence, notamment grâce à la production d’électricité nucléaire bon marché d’EDF.

Le gaz fossile représente toujours 27 % de la consommation d'énergie allemande en 2021, dont la moitié (55 %) de l'approvisionnement provenait de Russie. Et l’Allemagne continue à investir massivement dans les centrales électriques au gaz et à développer ses capacités d’importation de méthane.

Elle exploite la transition énergétique comme un outil politique, industriel et commercial. Elle souhaite toujours devenir le hub gazier indispensable de l’Europe, et renforcer ainsi son rôle de poumon économique de l’Union européenne.

L’avion vert restera longtemps une chimère

Par Michel Gay

L’avion vert revient à la mode au dernier Salon du Bourget comme une des voies prometteuses pour « sauver la planète ». Beaucoup en rêvent, mais bien peu connaissent vraiment le sujet quand il s’agit de placer des chiffres en face des mots, souvent creux et ronflants.

« Yaka, faut qu’on !» et l’intendance suivra... Ce n’est hélas pas si simple !

L’avion vert

L’avion devient vert si son carburant est vert. C’est-à-dire si ce dernier est décarboné : il ne doit pas provenir d’énergies fossiles (pétrole, gaz ou charbon).

Une réponse de la Commission européenne à mon courrier !

J'ai été agréablement surpris de recevoir par courrier postal (voir scan en PJ) une réponse de la Commission européenne (Direction générale de l'énergie) à laquelle je ne m'attendais plus, près de 3 mois après l'envoi de ma lettre adressée à Madame Ursula Von der Leyen, Présidente de la Commission européenne.

J'avais adressé mon courrier en français et en anglais (voir les 2 PJ) par email le 28 mars 2023

L’hydrogène vert embarrasse l’Allemagne cernée par le nucléaire

Par Michel Gay

La France demande que l’hydrogène fabriqué par électrolyse avec de l’électricité nucléaire soit qualifié de vert, mais l’Allemagne refuse… pour mieux vendre sa transition énergétique fondée sur le gaz russe et des énergies intermittentes.

La France veut des garanties

L’approbation de la directive sur les renouvelables (RED3) par les États membres de l’Union européenne (UE) qui devait avoir lieu le 17 mai a été reportée car la France souhaite des « garanties » supplémentaires concernant l’hydrogène issu du nucléaire.

La France, soutenue par une quinzaine de pays de l’UE, veut faire reconnaître que l’hydrogène « bas carbone » produit à partir de l’énergie nucléaire participe aux objectifs de l’Union européenne (UE) en matière d’énergies renouvelables.

Macron à la croisée des chemins énergétiques

Par Michel Gay

Entre son sommet à l’Elysée réunissant 400 industriels le 11 mai 2023 et sa visite à l’usine d’aluminium de Dunkerque le 12 mai, le Président Emmanuel Macron a soudain vu la lumière à la croisée des chemins énergétiques entre nucléaire, hydrogène, énergies renouvelables et industrialisation.

Quelles sont les priorités ?

La sobriété, la pénurie ou le rationnement énergétique ne sont pas une fatalité. Ces nouveaux mantras servent de paravent à une politique énergétique indigente depuis plus de 20 ans.

En misant sur la relance du nucléaire (ce qui aurait dû être fait depuis 20 ans) et l’exploitation intelligente des énergies fossiles, il est possible de répondre à tous les besoins industriels de la France. Notre pays s’appuie depuis un siècle sur la disponibilité d’une énergie abondante, bon marché et souveraine (le charbon, l’hydraulique, puis le nucléaire et le gaz).

Procrastination énergétique

Par Michel Gay

La baisse inéluctable de production des hydrocarbures (tôt ou tard) et l’augmentation prévisible de leurs coûts placent les responsables politiques face à deux obligations contradictoires les conduisant à repousser sans cesse les véritables décisions :

1) produire de plus en plus d'énergie pour répondre aux besoins croissants d'une population mondiale en augmentation,

2) diminuer en même temps la consommation des énergies fossiles qui pourvoient aujourd'hui à plus de 80% de la demande mondiale (82% en 2021).

Quelles sources d’énergies favoriser ?

L'énergie nucléaire, la biomasse (tant qu’elle est renouvelée à l’identique) et l'hydraulique n'émettent pas ou peu de gaz à effet de serre. Ces sources d’énergie s'imposent comme les principaux moyens à développer pour résoudre cette contradiction.

Mais nos élus semblent avoir des difficultés à reconnaître cette réalité et repoussent sans cesse la prise de décision.

L’Allemagne ferme ses 3 derniers réacteurs nucléaires : vive le charbon et le gaz !

Par Michel Gay

L'Allemagne va débrancher ce samedi 15 avril 2023 ses trois derniers réacteurs nucléaires et fait le pari de réussir sa transition « verte » avec son charbon et, plus tard, avec le gaz russe quand la paix sera revenue en Ukraine…

Droit dans le mur… en chantant !

La guerre en Ukraine a souligné l'intérêt du nucléaire, mais l'Allemagne persévère obstinément et tourne la page de l'atome civil en augmentant sa production d’électricité au charbon pour compenser en partie l'absence du gaz russe. La décision prise en 2002, et accélérée par Angela Merkel en 2011, après la catastrophe de Fukushima, se concrétisera ce samedi 15 avril, à partir de 22 heures : les trois derniers réacteurs nucléaires situés sur trois centrales différentes seront débranchés progressivement.

Seize réacteurs ont été fermés depuis 2003 et, au total, 32 réacteurs sont aujourd’hui à l’arrêt en Allemagne.

Avec ces trois dernières fermetures, l'Allemagne va perdre 6% de sa production d'énergie nationale (en 1997, le nucléaire représentait 30% de la production allemande).

Malgré les centaines de milliards d’euros de subventions versées aux énergies renouvelables intermittentes éoliennes et photovoltaïques, l'Allemagne n'atteindra pas ses objectifs climatiques.

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