Fessenheim : pour une poignée d'écologistes… et quelques cacahuètes

Par Michel Gay et Jean-Paul Crochon

La fermeture de la centrale de Fessenheim était un des engagements de campagne de François Hollande au motif que la centrale arrivait en fin de vie, qu’elle était « vieille », et située sur une faille sismique.

Pourtant l’Autorité de Sûreté Nucléaire n’a jamais demandé la fermeture de cette centrale qui a fait l’objet de programmes de modernisation (comme les autres centrales d’EDF de même type).

L’argument de risque pour la sûreté n’était guère crédible. Ségolène Royal, alors Ministre de l’Energie, avait même évoqué l’idée de remplacer la fermeture des deux réacteurs de Fessenheim par celle de deux réacteurs de la centrale de Tricastin (qui en comporte quatre), de manière à ne pas trop dégrader la situation de l’emploi en Alsace.

En réalité, tout le monde savait bien que le candidat François Hollande voulait acheter les voix des électeurs écologistes antinucléaires pour être élu.

Le nucléaire sauvera l'humanité de la pénurie d'énergie et du réchauffement climatique

Par Michel Gay

La France fut pendant 20 ans (1977 - 1997) la championne mondiale du développement et de l’exploitation de l’énergie nucléaire jusqu'à la décision politique en 1997 de l’abandon de Superphénix qui préfigurait la quatrième génération des réacteurs nucléaires.

La Russie, l’Inde et la Chine ont poursuivi leur développement dans ce domaine et sont maintenant en mesure de présenter des réacteurs dits "rapides" qui conduiront le monde vers une énergie nucléaire durable pour des millénaires tout en s’affranchissant de toute dépendance politique dans l’approvisionnement des matières fissiles.

La France continuera-t-elle à s'impliquer dans le développement de cette énergie qui, associée à l’hydro-électricité, lui a permis d'être l’un des pays "riches" avec une électricité parmi les moins chères et la moins émettrice de gaz à effet de serre par habitant au monde ?

L'enfumage des énergies renouvelables "pas chères"

Par Michel Gay

La France est un des rares pays industriels qui dépend peu du gaz et du charbon pour sa production d'électricité grâce principalement à son parc de 19 centrales nucléaires contenant 58 réacteurs. C’est aussi l'un de ceux où le prix de l’électricité est le plus bas, et l'air le moins pollué.

Faudrait-il se passer de ce remarquable atout au profit d'énergies renouvelables vantées comme "compétitives" dans certains médias[1] ?

Maintenir l'équilibre du réseau d'électricité a un coût

Pour maintenir un réseau électrique en permanence à l’équilibre entre la consommation et la production, il faut disposer en permanence de moyens pilotables pouvant réagir instantanément. C’est tout l’art des techniciens en charge du réseau de veiller à cette stabilité. Mais il y a des limites.

La plupart des énergies renouvelables, notamment les éoliennes et les panneaux photovoltaïques sont fatales et intermittentes. Leurs variations aléatoires ne sont pas contrôlées. Tout va bien tant que leur contribution à la puissance totale fournie est faible (moins de 20%).

Lorsqu’une situation « anticyclonique » s’installe sur l’Europe, le vent peut manquer sur tout le continent[2], et il n’y a pas de soleil la nuit ni les jours nuageux, notamment en hiver.

Cette situation (qui devrait crever les yeux de tous) n'empêche cependant pas les adorateurs de l'éolien et du photovoltaïque de déclarer régulièrement[3] que "ces deux énergies seront globalement moins chères que les énergies fossiles (fuel, gaz, charbon)".

C'est non seulement faux mais c'est du bourrage de crane auquel se prêtent certains journalistes alimentés par le Syndicat des énergies renouvelables.

Faut-il "brider" le dragon nucléaire chinois ?

Par Michel Gay

Le développement dynamique du nucléaire chinois fascine les entreprises françaises désireuses de trouver de nouvelles opportunités commerciales à l'étranger tandis que la France semble vouloir bouder le nucléaire. Le pays du sourire pourrait devenir leur nouvel El Dorado.

Mais peut-on dîner avec le Dragon, même avec une grande cuillère ?

Et si, en 2018, on libérait aussi l'énergie nucléaire ?

Par Michel Gay

Sébastien Lecornu, secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire, a annoncé le 7 décembre la création prochaine de deux groupes de travail[1] : l’un sur l’énergie solaire, l’autre sur la méthanisation pour simplifier la réglementation afin de "libérer" ces énergies renouvelables.
Il a déclaré : "Ce que nous avons fait pour l’éolien, nous le ferons pour le solaire photovoltaïque et la méthanisation. Nous avons un sérieux retard[2] (?) à rattraper sur les autres pays européens."

"Subprime" et nouveau "capitalisme vert"

Par Michel Gay

Y aurait-il un nouveau capitalisme « vert » miraculeux ?

Le montage financier (la bulle ?) en préparation autour des énergies renouvelables, notamment l'éolien et le photovoltaïque, récemment encouragé par le Président de la République[1], va appauvrir, voire ruiner de nombreux Français. Ce fut déjà le cas pour des Allemands[2] qui avaient massivement investi dans des entreprises[3] de fabrication de panneaux solaires[4] et d'éoliennes[5].

Au bas de la construction, il y a des citoyens. Certains sont prêteurs (avec leurs économies, même sans le savoir), d'autres sont emprunteurs et assurent, ou non, le remboursement des prêts.

Le retour des "subprimes" ?

Pendant que Ségo glisse sur la glace…

Par Thierry Levent[1] et Michel Gay

En novembre 2017, l’impératrice des pingouins Ségolène Royal, la nouvelle "ambassadrice des pôles"[2], s’en est allée glisser consciencieusement sur la glace en Laponie avec l'argent des contribuables[3] dans un traineau futuriste certifié sans émissions de gaz polluants (attention toutefois aux pets méthanisés des chiens). Pendant ce temps, son successeur, notre actuel ministre de l’écologitude décroissante se prend tous les jours le mur des réalités dans la figure : bide[4] (coûteux) de la FLOP23, glyphosate, nucléaire, et bientôt notre drame des Landes.

Catastrophitude

Le passage ravageur (mais "éco-conscientisé") au ministère de l'écologie de celle qui a endetté le Poitou pour 19 ans[5] pouvait faire espérer que le programme du nouveau ministre ne serait pas pire. C'est raté. Nicolas Hulot a repris celui de Ségolène Royal en usant et abusant de l'argument du catastrophisme pour nous faire gober tout et n’importe quoi, y compris que l'avenir réside dans les énergies renouvelables, et pas dans le nucléaire.

Nucléaire et renouvelables seraient complémentaires ? La bonne blague !

Par Michel Gay

Le terme « complémentaire » évoque la rationalité et le soutien mutuel fécond. Il est pourtant mal choisi si les énergies renouvelables intermittentes (EnRI) sont chargées de détruire le nucléaire au moyen de règles arbitraires établies sur une ruineuse idéologie « verte ».

Bien que déjà décarbonée à 95%, l’électricité produite en France est parfois présentée comme encore insuffisamment « verte ». La complémentarité est donc une justification commode pour insérer des EnRI (donc hors hydroélectricité) dans un système jusque là robuste reposant principalement sur le nucléaire et qui a démontré depuis longtemps sa performance technique et économique.

Des pays dont le mix électrique repose majoritairement sur des énergies fossiles (charbon et gaz), comme l'Allemagne, peuvent trouver avantage à leur substituer partiellement des sources non carbonées "complémentaires" comme des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques.

Le gaz naturel liquéfié, rempart contre la Russie ?

Par Michel Gay

Une mesure adoptée en juillet 2017 par la Chambre des représentants des États-Unis vise à promouvoir le gaz naturel liquéfié[1] (GNL) en Europe pour améliorer sa sécurité énergétique et ainsi contrer l'influence de la Russie. Son objectif est aussi (accessoirement…) de soutenir le développement de l’infrastructure gazière américaine.

Selon l'administration américaine, la Russie utiliserait l'énergie[2], notamment le gaz, "comme une arme pour contraindre, intimider et influencer" les pays européens.

La thèse de doctorat de Poutine en 1997 se terminait par ces mots : "Pour que la Russie émerge de sa crise profonde et atteigne sa puissance antérieure, les matières premières du pays constituent le facteur le plus important de son développement à court terme. (…) Son avenir dépend de l'ampleur de l'utilisation du potentiel des richesses naturelles".

La Russie souhaite actuellement atteindre la domination mondiale dans trois secteurs critiques : le pétrole (Rosneft), le gaz (Gazprom), et l'énergie nucléaire (Rosatom).

Le photovoltaïque brisera le dos du canard

Par Michel Gay

Pour céder la place à la production d'électricité photovoltaïque fatale en milieu de journée, les moyens conventionnels pilotables (charbon, gaz ou nucléaire) sont contraints par la loi[1] à diminuer leurs productions. Mais attention !… Une trop forte diminution pourrait "casser le dos du canard"[2] (la forme de la courbe de production thermique) et aboutir à une panne généralisée d'électricité appelée "black-out".

Cette production fatale d'électricité photovoltaïque (PV) uniquement centrée sur quelques heures est un handicap pour la France. Elle atteint son maximum au midi solaire (un jour sans nuage), puis décroit rapidement dans l'après-midi alors que la consommation d'électricité, au contraire, remonte en fin de journée pour atteindre son maximum vers 19h00.

Le soir, les moyens conventionnels redeviennent donc indispensables pour compenser rapidement cette diminution d'électricité solaire afin de répondre aux besoins des Français.

Misère, on va tous mourir… de peur

Par Thierry Levent et Michel Gay

Dernièrement encore, les médias ont alerté les Français sur une énième apocalypse sanitaire qui serait due aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens.

Leur ardeur écolo-bobo à vouloir émouvoir colle à la doxa actuelle d’une heuristique de la peur, chère aux adeptes écologistes de la "deep-ecology". Cette tendance, à l’œuvre depuis plusieurs années avec la complicité d’une partie du personnel politique se réclamant du "camp du bien", a atteint son objectif : avoir peur de tout est dorénavant la règle.

L'idéologie de la peur a pris le pouvoir.

L’idéologie remplace la science. L’esprit critique est cloué au pilori, les (vrais) experts techniques sont conspués, les lanceurs d’alerte (autoproclamés) adulés, et l’analphabétisme scientifique recommandé.

La démocratie des crédules[1] est installée pour le plus grand bonheur des prosélytes du catastrophisme institutionnalisé. Le "principe de précaution", mal assimilé et mal utilisé, a eu raison du risque calculé.

Dans ces conditions, de plus en plus de Français refusent les vaccins, les OGM, et le nucléaire.

Ils pensent au suicide dès qu’ils se mettent à table, restent en apnée les jours de brouillard, se précipitent sur les saintes carottes bio, et chez les gourous des médecines alternatives.

Energies renouvelables : mais où sont donc passés les emplois promis ?

Par Michel Gay

Le développement des énergies renouvelables devait créer 100 000 emplois en France en quelques années selon les déclarations de Ségolène Royal[1] (alors Ministre de l’écologie) en août 2015, lors de la promulgation de la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV).

Mieux encore. Delphine Batho, qui l’avait précédé à ce poste, déclarait en décembre 2012 "La prévision, à ce jour, sans effort supplémentaire de l’Etat, c’est 295.000 créations d’emplois d’ici 2020. Quand on dit 100.000 emplois en trois ans, c’est un objectif crédible, réaliste".

L’ex-députée de l'Ardèche, Sabine Buis, s'enthousiasmait[2] encore en octobre 2013 des milliers d’emplois supplémentaires qu'allaient créer les énergies solaires et éoliennes.

Benoit Hamon, l'ancien ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire, a même réaffirmé en mars 2017 «Cette transition énergétique va être riche en emplois[3]. Là où on fait de l'énergie renouvelable, on fait six fois plus d'emplois qu'avec de la production d'énergie classique ou nucléaire».

Et si les autoroutes devenaient électriques ?

Par Michel Gay

camion autoroute electrique

Et si les autoroutes étaient électrifiées avec des caténaires pour les camions et les cars, comme les voies ferrées l'ont été pour les trains ?

Ce serait un bon début pour diminuer notre consommation de pétrole, donc aussi nos émissions de gaz à effet de serre, alors que se déroule à Bonn (Allemagne) la grande messe annuelle sur le climat[1] appelée COP 23.

Est-ce techniquement réalisable ?

Oui, répondent les constructeurs[2].

1) Quelques adaptations des lignes électriques aux particularités d'une autoroute, notamment les panneaux de signalisations et les ponts, s’imposeront. La ligne électrique peut être tronçonnée entre les obstacles, y compris certains tunnels. Le camion est alors alimenté pendant quelques centaines de mètres (ou plus d'une centaine de kilomètres si nécessaire) par ses propres batteries rechargées en quelques heures pendant le trajet sous caténaire. Elles lui permettront aussi de doubler un autre véhicule.

Transition énergétique : "désolé, on s'est trompé…"

Par Michel Gay

Par un soir froid sans vent de janvier 2020, en rentrant du travail, les Français poussent un peu leur chauffage. A 19h00, tout s’éteint. C’est le « black-out », la coupure généralisée de courant mettant en péril la vie de millions de citoyens.

Comment a-t-on pu en arriver là, et où sont les responsables ?

Dans son scénario 2050, l'ADEME a prévu que la part de production d'électricité soit de 17% pour le solaire et 63 % pour les éoliennes.

Ce soir là, les trois quarts des d’éoliennes sont au repos (par manque de vent) et les panneaux photovoltaïques ne produisent rien dans le noir.

Les barrages hydrauliques turbinent déjà à plein régime (à condition qu’il ait plu les semaines précédentes).

Surprise ! Le chauffage électrique est écologique.

Par Michel Gay

Qui l'eut cru ? Contrairement à certaines affirmations péremptoires, le chauffage électrique en France (avec pompe à chaleur ou non) n'émet pas, ou peu, de gaz à effet de serre, ni de polluants atmosphériques.

Explications

Pendant les trois jours ouvrés d'été du mercredi 6 au vendredi 8 septembre 2017, la puissance minimum appelée a été d'environ 40 gigawatts (GW) à 4h00 du matin[1] (pas de chauffage électrique, peu de climatisation et de froid industriel).

La puissance maximum durant cette période sans chauffage se situe toujours vers midi : elle a été d'environ 55 GW, soit un écart de 15 GW. (Certains jours, l'écart peut varier jusqu'à 20 GW).

Radioactivité : êtes-vous ALARA ou ALAIN ?

Bruno Comby, traduit de l'anglais et adapté en français par Michel Gay

 

Alors qu'en France, le charbon et le gaz ont été presque entièrement abandonnés au profit du nucléaire, les États-Unis continuent d'en brûler d'énormes quantités pour leur production d'électricité, ce qui "n'est pas bon pour la planète".

En tant qu'acteur international le plus puissant, les États-Unis devraient favoriser le développement du nucléaire dans le monde pour éviter de brûler des énergies fossiles. Ces dernières seraient plus utiles par ailleurs, par exemple dans la production d'acier, d'engrais, de plastiques, ou de médicaments.

Pour ce faire, il faudrait demander au Comité International de Protection Radiologique (CIPR) de :

  • 1) supprimer l'hypothèse mal fondée et non scientifique de la règle dite "relation linéaire sans seuil (RLSS)", aussi appelé LNT "Linear No Treshold" en anglais,
  • 2) reconnaître les effets bénéfiques sur la santé de faibles doses de radioactivité[1] (effet hormesis), dont profitent les curistes dans la plupart des stations thermales,
  • 3) modifier l'actuel principe de protection contre les radiations ALARA ("As Low As Reasonnably Achievable", norme de rayonnement aussi faible que raisonnablement possible) afin de le transformer en ALAIN ("As Low As In Nature", rayonnement aussi faible que dans la nature), car la terre est naturellement radioactive.
  • Ce principe ALAIN est essentiel sur le plan théorique pour fonder les bases de la radioprotection dans l'avenir. Il a été énoncé et défini, pour la première fois en 1994, par Bruno Comby, dans son livre "Un écologiste pour le nucléaire" (Editions La Compagnie du Livre, 1995).

Eolienne "offshore" : le naufrage du bon sens

Par Michel Gay

La première éolienne flottante en mer (dite "off-shore") en France a été inaugurée en grande pompe à Saint-Nazaire le 12 octobre 2017 par le secrétaire d'Etat à la Transition énergétique Sébastien Lecornu et quelques célébrités locales.

Le coût total de l'aventure nommée "Floatgen" est estimé autour de 40 millions d'euros (M€), dont la moitié pour l'éolienne elle-même[1]. L'autre moitié se répartit entre le flotteur en béton, les divers raccordements et les ancrages. Le projet bénéficie d'une subvention de 10 M€ apportés par l'Union européenne, et de 8 M€ par le Programme d'investissements d'avenir de l'État.

En clair, près de la moitié du coût prévisionnel de ce projet est financé par les impôts des Français alors que les principaux bénéficiaires sont étrangers (allemands et danois).

Bien que cette éolienne de 140 mètres de haut en bout de pale soit censée alimenter de 2000 à 4000 foyers selon les sources, qu'en est-il exactement ?

Tout d'abord, les jours sans vent, ce qui arrive aussi de temps à autre en mer au large de Saint-Nazaire, cette éolienne n'alimentera strictement personne.

Le désastre de la croissance verte (en France et en Europe)

Par Michel Gay

La loi sur la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) a été votée le 22 juillet 2015 en conformité avec les engagements du candidat Hollande, suite à l’accord préélectoral PS-EELV de 2012. Le Conseil Constitutionnel l'a validée et elle a été publiée au journal officiel[1] le 18 août 2015.

Cette loi contient plus de 215 articles, mais les députés n'ont pas pris la peine d’évaluer les conséquences économiques et sociales des mesures votées : elles sont désastreuses pour notre pays.

En effet, cette loi :

  • - consacre la réduction du nucléaire à 50 % de la production d'électricité,
  • - pénalise le recours à l’électricité, dont plus de 90% de la production nationale n'émet pas de gaz à effet de serre, au profit du gaz (importé),
  • - favorise outrageusement les éoliennes et les panneaux photovoltaïques,
  • - engage un irréaliste et coûteux programme de réduction de consommation d'énergie de 20% d’ici 2030, et de 50% d'ici 2050.

Cette LTECV est un crime contre les intérêts supérieurs de la nation.

Il y a quelque chose de pourri au royaume des éoliennes

Par Michel Gay

Des citoyens persuadés d'investir dans une "juste cause" se font encore berner par des aigrefins profitant de la "vague verte".

L'exemple du projet "Côte d'Armont" en Franche-Comté met en évidence les dessous nauséabonds des filles d'Eole[1]. Un article documenté[2], "Les Don Quichotte de Franche-Comté" (Marianne du 27 août 2017), dévoile les manœuvres étranges de plusieurs sociétés qui s'entrecroisent, telles que Opale Energies Naturelles, Europe Wind IP (lié au fond américains Riverstone) et Velocita. Cette dernière est une société britannique ayant un actionnaire enregistré dans le paradis fiscal des îles Caïmans, et qui a revendu ses actifs éoliens français au Chinois Envision Energy.

Les sociétés constituées par le groupe allemand Volkswind (au total environ 120…), sont domiciliées à la même adresse (20 avenue de la Paix à Strasbourg), siège du cabinet consulting Mazars.

« En France », ne veut pas dire « français »...

Renouvelables : la déraison d'Etat

Par Michel Gay

Les subventions accordées aux énergies renouvelables (notamment éoliennes et solaires) constituent la plus grande escroquerie mondiale envers les contribuables et les consommateurs, selon une nouvelle analyse publiée le 9 octobre 2017 par "The Australian". Plus grande encore que les affaires Ponzi, Madoff et Enron selon ce journal.

Tout en investissant d'énormes ressources financières pour soutenir le développement d'énergies renouvelables, les gouvernements n'apportent aucun avantage perceptible aux citoyens. «Les gouvernements du monde entier sont tombés dans le piège des arnaqueurs des énergies renouvelables parce qu'il est nécessaire, du moins sur le plan politique, d'agir en faveur du changement climatique», écrit Judith Sloan, une économiste australienne.

En 2017, uniquement en France, plus de 7 milliards d'euros seront ponctionnés[1] sur les factures d'électricité via une taxe (appelée "contribution au service public de l'électricité") et transférés des consommateurs vers les gestionnaires d'énergies renouvelables. Ce montant s'élèvera à plus de 10 milliards d'euros en 2022 ! Et une grande partie de ces sommes folles subventionne des entreprises détenues à l'étranger (Chine, Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Danemark,…).

De plus, d'autres subventions financées par les contribuables coexistent. Le fabuleux montant global éclipse toutes les autres aides gouvernementales à l'industrie.

Le mauvais combat des antinucléaires contre CIGEO

Par Michel Gay et Gérard Petit

Les antinucléaires voient dans le projet de Centre industriel de stockage géologique des déchets nucléaires (CIGEO) à Bure la quintessence de leurs batailles.

L’enjeu est de rallier l’opinion à la cause des "sauveurs des générations futures" en la convainquant de la dangerosité de cet "enfouissement".

Or, l’essentiel est déjà acquis pour ce processus fondé sur des études et des essais démarrés il y a plus de quinze ans, encadré par le Parlement et évalués par l’ASN.

Pour les manifestants rassemblés sur le site de Bure le 15 août 2017, il est essentiel de s’opposer au stockage profond des déchets nucléaires car celui-ci bouclerait ainsi le processus industriel de production d’électricité nucléaire.

En effet, tant que ce dernier maillon ne sera pas opérationnel, les opposants pourront toujours clamer que cette filière "ne sait pas quoi faire de ses déchets", argument éthique majeur pour en dénoncer l’usage en ruinant sa pérennité.

Pour les opposants, après avoir joué avec le feu nucléaire, les générations du baby-boom auraient lâchement laissé à leurs descendants le fardeau délétère des déchets.

Or, c'est faux. Au contraire d’autres activités industrielles, l’électronucléaire gère rigoureusement ses déchets (caractérisation, comptabilité, traçabilité, réduction des volumes,…). Mais ce mérite ne doit surtout pas lui être reconnu car le devenir des déchets ultimes sert d’ancrage aux contestataires de cette source d'énergie.

Voiture électrique : "no limit" pour moins… d'un litre au 100 km !

Par Michel Gay

La voiture "no limit" (en distance…) qui consomme moins d'un litre au 100 km existe déjà (!) grâce à un petit groupe électrogène appelée EP Tender[1]. Celui-ci s'attelle pour le moment de manière expérimentale à la voiture électrique ZOE[2] de Renault, spécialement équipée.

Se déplacer ponctuellement "sans limite" (kilométrique) dans la journée devient possible pour une consommation annuelle dérisoire inférieure à un litre "au 100".

Ceux qui souhaitent limiter leur consommation d'énergies fossiles et leurs émissions de polluants divers seront satisfaits, même si le coût d'utilisation reste plus élevé qu'avec une voiture essence de même catégorie.

Le conducteur de la nouvelle ZOE (donnée pour 400 km d'autonomie) peut faire sans risque un aller-retour à une distance de 150 km (300 km au total) sans réfléchir à son mode de conduite et à sa consommation (climatisation, chauffage, phares, dégivrage,…).

6 raisons d'acheter (ou pas) une voiture électrique (type ZOE 40)

Par Michel Gay

Ah qu'il est difficile de franchir le pas pour acheter un véhicule électrique ! Tant de questions se posent.

Voici six raisons de se lancer (ou non…), en commençant par l'autonomie : sera-t-elle suffisante ?

1) Autonomie et temps de charge

La voiture électrique ZOE 40, par exemple, est censée parcourir 400 km suivant un protocole européen ("NEDC") qui sert actuellement de référence. Mais Renault indique clairement qu'il vaut mieux miser sur une autonomie de 150 km à 300 km, suivant les conditions d'utilisation et la météo, comme l'indique son simulateur en ligne[1].

A l'issue d'un si long parcours, il faudra compter jusqu'à 10 heures pour recharger complètement une voiture électrique "vide" sur une prise domestique standard (16 Ampères) qui recharge à "3 kWh par heure" (correspondant à 16 km "emmagasinés" par heure de recharge). Une utilisation de 50 km par jour ne demande que 3 heures de recharge pour une voiture "consommant" environ 18 kWh / 100 km (cas de la ZOE).

Pour réduire ce temps, il existe des bornes de recharge rapide. Elles permettent de récupérer près de 80 % de la charge en moins de 30 minutes. Attention, ces bornes ne sont pas encore standardidées et il faut se munir des différentes prises (avec les câbles).

Dans ces conditions, un Paris-Nice reste encore difficilement envisageable. Prévoir de faire des pauses régulières de quelques heures, ou d'au moins 1/2 heure si… vous trouvez une borne de recharge rapide qui fonctionne et qui est libre.

Un milliard d'export… d’électricité

Par Michel Gay

Sur les douze derniers mois (juillet 2016 à juin 2017), le solde exportateur d’électricité de la France est de 35 térawattheures (35 TWh = 35 milliards de kilowattheures) pour un gain d’un milliard d’euros[1].

Plus précisément, durant cette période, la France a exporté 56 TWh vers ses voisins européens à un prix moyen de 40 € par mégawattheure (€/MWh) pour un total de 2,3 milliards d’euros, et elle a importé 21 TWh à un prix moyen de 56 €/MWh pour un total de 1,2 milliards d’euros (voir PJ). Le bilan bénéficiaire d’un milliard d’euros couvre largement les frais du combustible.

En effet, le rapport de la Cour des comptes de 2012 annonçait un coût de fabrication du combustible (y compris l’achat d’uranium naturel) de 5,21 €/MWh. Il faut y ajouter la provision pour déconstruction et pour fin de cycle du combustible (2,62 €/MWh), puis la réévaluation ultérieure de l’ANDRA (Agence Nationale pour les Déchets Radioactifs) d’un €/MWh supplémentaire. Il est donc retenu 3,62 €/MWh.

Soit, au total 8,83 €/ MWh, arrondi à 9 €/MWh.

Un réacteur qui exporte sa production à 40 €/MWh couvre donc plus de quatre fois le seul coût variable du combustible incluant la gestion des déchets.

Le futur Airbus pourra t-il décoller ?

Votre avis est sollicité.

Par Michel Gay

La "vox populi" est-elle capable de juger la conception et la solidité des ailes d'un Airbus ou de la cuve d'un réacteur nucléaire ?

Au travers d’une consultation publique, l’avis de la population est formellement sollicité[1] par l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) jusqu'au 12 septembre 2017 pour juger de l’aptitude au service de la cuve du réacteur nucléaire EPR, actuellement en construction à Flamanville…

Consultation du public…

 

Après une instruction de plus de deux ans, l’ASN a rédigé un projet d’avis qui entérine l’aptitude au service du fond de cuve du réacteur EPR de Flamanville, avec un suivi spécifique, et du besoin de remplacer le couvercle avant 2024.

Ce "oui, mais…" de quelques lignes vient en conclusion des milliers de pages rédigées par des industriels, des organismes de contrôle, et par des comités d’experts.

Fermer 17 réacteurs nucléaires ? Nicolas Hulot incohérent

Par Michel Gay

Le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot a annoncé le 10 juillet 2017 sur RTL qu’il faudra fermer "peut-être jusqu’à 17 réacteurs nucléaires" pour ramener à 50 % la part de l’atome dans la production d’électricité à l’horizon 2025 afin de respecter la loi sur la transition énergétique.

" Il faut qu’on regarde" a-t-il précisé. Monsieur Hulot ferait bien de "regarder" avant de faire des annonces fracassantes.

Des visions incohérentes et antagonistes

Nicolas Hulot avait présenté quelques jours plus tôt (le 6 juillet) son plan climat dans lequel il prévoit de supprimer les voitures à essence et diesel d'ici 2040 pour les remplacer par des voitures électriques[1].

Et d'où viendra le surplus d'électricité (30 milliards de kilowattheures pour un million de voitures électriques selon l'ADEME[2]) ?

Pense t-il vraiment qu'en recouvrant la France d'éoliennes et de panneaux solaires les ruineuses productions erratiques des éoliennes et des panneaux photovoltaïques y pourvoiront ?

Le mirage des énergies fatales

Par Michel Gay

L’ADEME a publié en 2016 un scénario permettant de produire 100% d'électricité renouvelables[1] en France en 2050. Ces sources d'énergie ont, pour la plupart (éolien, solaire, marée), une production intermittente et fatale. Elles produisent selon les caprices de la nature.

Leurs coûts de production sont exorbitants pour la collectivité, notamment pour l'éolien et le solaire. Il faut en effet y ajouter ceux des moyens complémentaires de soutien (stockages, productions thermiques) pour la gestion de l’intermittence .

La quantité d'énergie renouvelable produite en moyenne sur une longue période (une année par exemple) peut égaler la consommation. Mais la vrai question (cruciale) est : « la puissance fournie est-elle disponible en permanence pour équilibrer le besoin dans le réseau de distribution ? ». Il est en effet nécessaire de produire de l'électricité en permanence pour équilibrer les besoins en temps réel, sous peine d'effondrer le réseau.

La transition énergétique en Allemagne est un échec.

Qui osera le dire ?

Par Michel Gay et Bernard Lerouge

La transition énergétique en Allemagne (Energiewende) est un échec économique et environnemental. Elle est aussi une menace pour le réseau européen d'électricité.

Pas de vent, pas de soleil, pas d'électricité.

Les Allemands semblent redécouvrir cette évidence dans la douleur.

L’Agence Internationale des Energies Renouvelables (IRENA) affiche pour 2016 des parts respectives de l’électricité éolienne et solaire dans la production totale d’électricité du monde entier de 4,15 % et 1,2 %. Le fait que 13% des puissances électriques affichées ne produisent que 5.35 % de l'électricité tient bien sûr au caractère intermittent (et souvent aléatoire) des énergies renouvelables.

L'étude de la situation en Allemagne, parfois présentée comme un modèle de vertu écologique, avec 20,1 % de part d’électricité solaire et éolienne (contre 5,5 % en France) est instructive. Les gigantesques investissements réalisés auraient dû conduire à une baisse de ses émissions globales de gaz à effet de serre (c'était l'objectif recherché et affiché).

Monsieur Hulot, pas d'hydrocarbure, mais quoi alors ?

Par Michel Gay

Le nouveau Ministre de la transition écologique Nicolas Hulot a annoncé le 23 juin 2017 qu'il prévoit d'interdire bientôt l'exploration d'hydrocarbure du sous-sol français. Sur BFM TV / RMC, il a déclaré vouloir "interdire toute nouvelle exploration d'hydrocarbures sur les territoires métropolitains et d'outre-mer" dans un plan qu'il compte présenter en juillet et qu'il voudrait voir adopter cet automne.

Cette volonté vient certainement de la volonté de ne pas émettre de gaz à effet de serre, notamment du gaz carbonique (CO2) résultant de la combustion d'hydrocarbure… que la France achète au prix fort à l'étranger.

Comment le nucléaire peut-il être heureux ?

Par Michel Gay, auteur du livre « Vive le nucléaire heureux ! »

Le terme écologiste a un chapeau trop large. Un écologiste peut aimer la nature, le vent, le soleil, les petits oiseaux, trier ses déchets, et être pro-nucléaire. L’écologie n’appartient à personne. Elle n’est pas le monopole des opposants au nucléaire.

Cette évidence est masquée par la propagande de puissantes associations antinucléaires qui ont portes ouvertes dans les médias. Elles se sont emparées du concept d’écologie qui se doit d’être antinucléaire.

Le nucléaire : un ennemi » fédérateur

En effet, une énergie idéale (abondante, durable, bon marché, propre, avec des risques maîtrisés) rendrait caduque les discours catastrophistes aux relents de repentance. Ce serait une calamité pour les partis politiques verts / antinucléaires. Tous leurs efforts de culpabilisation seraient anéantis et les slogans clamant que "l’austérité est inéluctable" perdraient leur impact. Chacun se tournerait spontanément vers cette énergie salvatrice. Plus besoin, alors, des conseils des partis verts et des organismes non gouvernementaux (ONG) qui prospèrent en cultivant la peur. Certains idéologues de la décroissance veulent détruire ce pilier de la production d’électricité bon marché car il favorise le monde industriel, source honteuse de création de richesses. De plus, le nucléaire est un "ennemi fédérateur" bien commode pour souder un parti politique.

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